Libreville, le 09 janvier 2026. La polémique autour des vacations dues aux enseignants ayant pris part aux examens du Baccalauréat général et technique de 2025 continue d’alimenter les débats, après la diffusion sur les réseaux sociaux de bons de caisse du Trésor public affichant des montants de 900 et 1 800 FCFA. Présentée comme une révélation, cette exposition prend les allures d’une cabale dirigée contre le ministère de l’Éducation nationale alors que le mécanisme de paiement est encadré par les textes en vigueur.
Pour comprendre le modus operandi du règlement des vacations, il convient de rappeler que le paiement a débuté par le versement de la moitié des montants dus aux enseignants, surveillants et autres acteurs ayant contribué au bon déroulement des épreuves. Ce fractionnement s’inscrit dans un contexte particulier marqué par une grève des enseignants déclenchée le 5 janvier 2025, mais aussi par un audit lancé sous l’impulsion du secrétaire général sortant, portant sur une enveloppe globale estimée à 13 milliards de FCFA, contre 12 milliards en 2024. L’augmentation s’explique par la hausse du nombre de centres d’examen et de personnels mobilisés.
Sur le plan réglementaire, les vacations relatives au Baccalauréat, au BEPC et au CEP obéissent à l’Arrêté n°057 du 27 août 2015. Chaque enseignant connaît donc le montant qui lui revient en fonction du rôle joué. Les revendications actuelles portent davantage sur des situations administratives telles que le reclassement ou les avancements automatiques, dont le règlement a été amorcé sous le leadership du vice-président du gouvernement, avec l’implication des ministres de la Fonction publique, de l’Économie, du Budget et de l’Éducation nationale.
Concrètement, tout enseignant participant à un examen perçoit une indemnité d’harmonisation fixée à 1 800 FCFA. À cela s’ajoute, pour le Baccalauréat, 1 666 FCFA par copie corrigée, avec un plafond d’environ 180 copies. Un correcteur atteint ainsi 299 880 FCFA, auxquels s’ajoutent 1 800 FCFA d’harmonisation, soit un total de 301 680 FCFA. Le paiement par moitié donne lieu à un premier bon de caisse de 150 840 FCFA, réparti entre 900 FCFA pour l’harmonisation et 149 940 FCFA pour la première tranche des vacations.
Dès lors, aucun enseignant ne peut percevoir uniquement 900 ou 1 800 FCFA sans un bon complémentaire correspondant aux vacations du baccalauréat 2025. Les déclarations faisant état d’un paiement limité à l’harmonisation, à l’image de celles attribuées à l’enseignante d’économie familiale, Ngondo Ndolo Mirlande épouse Boudoungou , occultent ainsi des montants complémentaires effectivement perçus, ce qui jette un doute sur leur sincérité. Or, elle a reçu un montant total de 90 878 FCFA et recevra le même montant au second paiement.
Par ailleurs, la délibération est rémunérée à 5 000 FCFA pour tous les participants. La correction au BEPC est fixée à 670 FCFA par copie, contre 250 FCFA au CEP. La surveillance est payée 5 000 FCFA par heure, tandis que les techniciennes de surface perçoivent 100 000 FCFA pour l’ensemble de l’examen. Les militaires et policiers chargés de la sécurité reçoivent 120 000 FCFA. Les agents convoyant les épreuves sont aussi payés. Les enseignants d’histoire-géographie bénéficient d’une harmonisation doublée à 3 600 FCFA lors des sessions officielles nationales.
Il convient de souligner, en définitive, que les mêmes enseignants qui ont été reconduits au second tour bénéficient des mêmes conditions de traitement.


























