Après 12 années de règne sans partage, Pierre Alain Monguengui, ancien arbitre international et président de la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) depuis mars 2014, ne pourra briguer un quatrième mandat. C’est donc une page se tourne au sommet du football gabonais. La Confédération africaine de football (CAF) impose en effet une limite de trois mandats consécutifs, mettant ainsi un terme à l’un des règnes les plus longs de l’histoire du sport gabonais.
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Si Pierre Alain Mounguengui a incarné une certaine stabilité institutionnelle, son bilan sportif reste largement contesté. Les échecs répétés des Panthères, notamment le fiasco de la CAN 2025, ont terni son image. Le football gabonais, autrefois porteur d’espoirs continentaux, s’est enlisé dans une spirale de contre-performances, de gestion opaque et de conflits internes.
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Manque de résultats : aucune qualification marquante en Coupe du monde, éliminations précoces en CAN.
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Crises de gouvernance : accusations de favoritisme, absence de transparence dans la gestion des fonds.
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Formation négligée : infrastructures vieillissantes, absence de véritable politique de développement des jeunes talents.
La fin de l’ère Pierre Alain Mounguengui n’est pas seulement une contrainte réglementaire : elle apparaît comme une nécessité pour redonner du souffle et de la crédibilité au football gabonais. Le pays dispose d’un vivier de talents, mais ceux-ci peinent à éclore faute de projet structurant. Le moment est venu de repenser :
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La gouvernance : instaurer une gestion moderne, transparente et participative.
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La formation : investir dans les académies locales et les compétitions de jeunes.
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La vision nationale : bâtir une identité de jeu et un projet sportif cohérent, au-delà des individualités.
Le règne de Pierre Alain Mounguengui illustre les dérives d’un football trop centré sur les intérêts personnels et les luttes de pouvoir. L’absence de résultats sportifs majeurs contraste avec les ambitions affichées. Le Gabon n’a pas su capitaliser sur ses générations dorées, ni construire une dynamique durable.
Ce départ forcé doit être perçu comme une opportunité : celle de rompre avec l’immobilisme et de donner au football gabonais un nouveau visage, plus en phase avec les attentes des supporters et les standards internationaux.












































