dLe football sahélien affiche désormais une ambition continentale forte. Ainsi, le Mali, le Burkina Faso (AES) et le Niger visent la CAN 2032. Les trois pays ont officiellement lancé leur candidature commune. Cette démarche illustre la coopération renforcée au sein de l’AES. L’Alliance des États du Sahel élargit ainsi considérablement son champ d’action habituel.
Cette initiative dépasse largement le simple cadre sportif habituel. En effet, elle traduit la volonté politique des trois États membres. Notamment, l’Alliance des États du Sahel (AES) veut approfondir sa coopération régionale. Ainsi, le football devient un nouveau terrain d’union stratégique affirmée. Après les coopérations économiques et sécuritaires, le sport rejoint désormais cet agenda commun.
Une rencontre décisive à New York
La rencontre décisive s’est tenue à New York récemment. Concrètement, les présidents des trois fédérations de l’AES ont rencontré Patrice Motsepe. Le président de la CAF a échangé sur les modalités concrètes. Ainsi, les fédérations poursuivront désormais les étapes prévues par la CAF. Ce processus complexe doit aboutir à un dossier conforme aux critères d’attribution.
Une vision commune du football africain
L’objectif de l’AES dépasse la simple organisation d’une compétition sportive majeure. D’une part, les trois pays veulent démontrer leur capacité d’accueil réelle. D’autre part, ils affichent une vision commune du football africain. Cette vision partagée s’appuie sur des décennies de passion footballistique régionale. Cette candidature symbolise également une coopération régionale assumée et visible. Elle vise, en outre, à proposer une organisation répondant aux standards internationaux exigés.
Des infrastructures en pleine mutation
Sur le plan des infrastructures, des progrès notables ont été réalisés. Le Mali dispose en effet de cinq enceintes homologuées par la CAF. Par ailleurs, le Burkina Faso a rénové son stade principal. Cette rénovation a mobilisé d’importants moyens financiers et techniques nationaux. Le Stade du 4-Août de Ouagadougou a été homologué en 2025. Le Niger, de son côté, réhabilite actuellement le stade Seyni Kountché. Ces chantiers illustrent l’effort commun des trois pays sur le plan matériel.
Le défi du stade nigérien
Ce dernier stade reste fermé aux compétitions depuis 2022 environ. Cependant, les travaux de mise aux normes progressent selon le calendrier annoncé. Cette rénovation conditionne largement la crédibilité de la candidature nigérienne. Sans infrastructure conforme, le dossier tripartite perdrait une part de poids. Les autorités nigériennes assurent cependant que le stade rouvrira bientôt avant l’échéance prévue par l’AES.
Le Burkina Faso a déjà accueilli la CAN en 1998. De même, le Mali a organisé l’édition 2002 avec succès. Néanmoins, le Niger n’a jamais accueilli cette compétition prestigieuse. Cette candidature offrirait ainsi une première historique pour Niamey. Une telle édition marquerait un symbole particulièrement fort pour tout le pays.
In fine, la décision de la CAF sur cette requête de l’AES reste attendue avec impatience. Néanmoins, l’édition 2027 se déroulera d’abord entre Kenya, Tanzanie et Ouganda. Cette organisation conjointe est-africaine servira peut-être de modèle inspirant pour le dossier sahélien. Reste désormais à transformer cette ambition affichée en réalité concrète, mesurable et durablement validée.










































