L’Église Évangélique du Gabon traverse une nouvelle crise de succession. Ainsi, le Révérend Jean Daniel Allogo Essimengane. a été proclamé nouveau Pasteur Président. Cette élection intervient juste après le refus du Révérend Moïse Ovono Megne d’aller à l’élection du second tour. Par conséquent, les synodaux ont appliqué l’article 55 de la constitution de l’institution. Ce nouveau mandat s’étendra sur quatre ans, de l’année 2026 à l’année 2030. Cet épisode relance ainsi le débat sur la gouvernance interne de l’institution.
Plusieurs candidats se sont initialement présentés au premier tour de cette élection interne. Ensuite, deux d’entre eux se sont qualifiés pour le second tour décisif. Toutefois, le Révérend Ovono Megne a finalement refusé de participer au vote final décisif. Par conséquent, son adversaire a été porté seul à la présidence de l’Église.
Un consensus resté introuvable entre les candidats
En effet, au cœur de cette impasse figure l’incapacité récurrente à trouver un accord commun. Par ailleurs, les blocages persistants entre candidats ont envenimé les débats internes. Le bureau du synode a ainsi tenté d’engager plusieurs procédures de vote successives. Néanmoins, certaines de ces initiatives ont parfois été annulées, aggravant encore davantage la confusion. Alors que la concertation fraternelle reste la règle statutaire habituelle, les négociations directes ont totalement échoué. Ainsi, deux annonces concurrentes ont plongé les fidèles dans une réelle perplexité générale.
Une crise électorale devenue presque rituelle
Ce scénario de double leadership n’est malheureusement pas un cas totalement isolé. À chaque renouvellement du bureau national, l’institution retrouve les mêmes tensions internes récurrentes. Notamment, les luttes d’influence et les rivalités régionales supplantent souvent l’unité ecclésiale attendue par les fidèles. Ce qui devrait rester une fête de la foi devient donc régulièrement un affrontement administratif et judiciaire. En s’enfermant dans ce duel d’autorités, l’EEG fragilise une fois de plus sa cohésion interne. De plus, elle met sérieusement à rude épreuve son crédit moral auprès des fidèles.
Sans une médiation rapide et sincère, cette nouvelle guerre de succession pourrait durablement affaiblir l’institution. Enfin, cette élection contestée ne présage donc pas une réelle accalmie interne. L’Église Évangélique du Gabon reste la plus ancienne confession protestante du pays. Elle devra composer avec ces tensions persistantes durant les prochains mois à venir.












































