À l’US Open 2026, Thea Frodin, 17 ans, a marqué les esprits dès son premier match en Grand Chelem. Battue par Elena Rybakina, numéro 2 mondiale (6-3, 6-2), l’adolescente est pourtant sortie sous les applaudissements. Elle affiche déjà une maturité rare. Désormais, une part de sang gabonais circule sur les courts les plus prestigieux du monde.
Originaire de Woodland Hills, en Californie, Frodin incarne une génération décomplexée. Elle n’a peur de rien, surtout pas des géantes du circuit. Face à une double championne de Grand Chelem, elle a refusé de subir. Elle a joué libérée, agressive et déterminée. Par ailleurs, cette attitude a immédiatement séduit le public américain. Elle résonne aussi au Gabon. Là-bas, on découvre avec admiration cette jeune athlète. Ses racines plongent dans la terre maternelle de Dorine Leet Cooper, styliste gabonaise reconnue.
Un parcours déjà hors norme
Le parcours de Thea Frodin est déjà une trajectoire singulière. En effet, un tournoi californien la révèle dès l’âge de 12 ans. Elle devient ensuite la doublure tennis de Demi Singleton dans King Richard. Elle y incarne les frappes d’une jeune Serena Williams. Will Smith lui glisse alors quelques conseils. Toutefois, c’est loin des caméras qu’elle construit sa carrière. Elle remporte des titres USTA en double en 2025. Elle décroche ensuite un sacre national en simple en 2026. Elle atteint aussi les demi-finales juniors à l’Open d’Australie. Puis elle dispute la finale du double juniors à Wimbledon. Cette progression constante lui ouvre les portes du tableau principal de l’US Open. Elle obtient ainsi une wild card méritée.
Un cap immense franchi à Flushing Meadows

La droitière au revers à deux mains a franchi un cap immense. Elle a foulé le court de Flushing Meadows pour la première fois. Sa tenue bleue, son sourire et son élégance ont marqué les esprits. Ils sont hérités de ses origines gabonaises. Ainsi, sa défaite a pris un parfum de victoire morale. « Jouer contre une des meilleures joueuses du monde, c’était incroyable », confie-t-elle.
Une fierté qui dépasse les frontières
Au-delà du résultat, Thea Frodin incarne désormais une fierté nouvelle. Elle représente un Gabon dont les talents portent haut une identité. Cette identité dépasse aujourd’hui les frontières, même nés ailleurs. Elle quitte New York battue, mais révélée aux yeux du monde. Et pour le Gabon, elle quitte surtout le court en championne












































