Une question circule désormais dans certains milieux nyanguois. La Vice-Présidence du Gouvernement a publié la liste des attributaires de la dotation spéciale. Elle recense 21 entreprises pour la province de la Nyanga.
Au-delà des montants annoncés, l’identité de plusieurs sociétés suscite des interrogations. En effet, une partie de l’opinion locale connaît peu ces entreprises. Certaines resteraient même totalement inconnues du grand public.
Une série de questions sans réponse
Dès lors, une interrogation en appelle naturellement une autre. Selon quels critères a-t-on sélectionné ces entreprises ? Depuis quand exercent-elles leurs activités ? Disposent-elles d’une implantation effective dans la province ? Quel est leur historique dans l’exécution de marchés publics ? Et surtout, quelles procédures ont présidé à leur attribution ?
La question devient d’autant plus sensible pour une raison simple. La commande publique constitue un levier économique majeur dans la Nyanga. Une dotation exceptionnelle sert le développement territorial de la province. Toutefois, son impact ne se mesure pas qu’aux infrastructures réalisées. Il se mesure également à la capacité du dispositif à irriguer l’économie locale.
L’hypothèse de structures créées pour l’occasion
Dès lors, une hypothèse circule déjà parmi les observateurs. Certains auraient-ils créé ces structures spécifiquement pour accéder à ces marchés ? À ce stade, rien ne permet de l’affirmer. Mais cette seule interrogation impose une exigence élémentaire. Cette exigence porte un nom simple : la transparence.
Car en matière de commande publique, l’opacité nourrit toujours le soupçon. À l’inverse, la traçabilité permet de dissiper ce soupçon. La publication des noms des 21 entreprises attributaires constitue donc un premier niveau d’information. Elle appelle désormais des précisions supplémentaires, si nécessaire. Ces précisions concerneraient les critères de sélection et les procédures suivies. Elles porteraient aussi sur les montants engagés et les capacités réelles des entreprises.
Comprendre les règles, plus que désigner les bénéficiaires
Dans cette province, les acteurs économiques locaux attendent légitimement leur part des opportunités. La question n’est donc pas de savoir qui doit bénéficier des marchés. Elle consiste plutôt à comprendre selon quelles règles on les a attribués à ces 21 entreprises. Et si la lumière restait le meilleur moyen de couper court aux interrogations ? Nous y reviendrons prochainement.
La Vice-Présidence attendue sur ses explications
En attendant, les regards restent tournés vers la Vice-Présidence du Gouvernement. Ses prochaines explications pourraient distinguer les faits des simples conjectures. Un proverbe de Lambaréné résume bien cette exigence de clarté. Il rappelle que la rivière claire ne fait craindre aucun reflet.












































