Le Gabon replonge une fois encore dans un scénario devenu tristement habituel. Il s’agit du report du démarrage des championnats de National Foot 1 et 2. Le ministère de la Jeunesse, des sports, du rayonnement culturel et des Arts fixe la règle. Conformément à ces orientations, aucune compétition ne pourra débuter avant l’achèvement des travaux de la Task Force. Elle exige aussi des récépissés valides.
Cette décision, loin d’être anodine, révèle un malaise profond dans la gouvernance du sport national. Ce nouvel arrêt illustre un cycle infernal dont le football gabonais ne parvient pas à s’extraire. En effet, chaque saison semble commencer par les mêmes annonces : audits, restructurations, suspensions, puis nouveaux reports. Le football gabonais attend toujours une solution durable et concrète. Ainsi, le championnat national tourne en rond.
Un secteur miné par l’informel
Cette répétition, devenue presque rituelle, interroge. Comment un pays capable d’organiser une CAN peut-il peiner à lancer son propre championnat ? Il le fait pourtant de manière irrégulière et peu professionnelle. Cette lenteur fragilise la crédibilité du football gabonais auprès du public. Par ailleurs, la mise en route n’apparaît jamais comme une priorité réelle pour la tutelle. Le problème dépasse donc la simple question administrative.
Les travaux de la Task Force ont mis en lumière un secteur miné par l’informel. On y trouve des fédérations dépourvues d’agréments valides, des associations sans récépissés et des organes dirigeants non renouvelés. Cette situation traduit un manque de rigueur structurelle et une absence de vision durable. Car si les irrégularités sont réelles, leur persistance révèle une incapacité de l’État à stabiliser le mouvement sportif.
Des conséquences lourdes pour tout le football
Les conséquences sont lourdes. Pour les joueurs, c’est une perte de rythme et de visibilité. Pour les clubs, c’est un manque de revenus et de crédibilité. Pour les supporters, c’est une frustration croissante. Et pour le pays, c’est un affaiblissement de son image sportive sur la scène continentale. Cette situation pèse sur tout le football. Pourtant, le National Foot devrait être un moteur de développement.
Il devrait être un espace de formation et un symbole de cohésion nationale. Il est devenu un chantier perpétuel. En somme, le Gabon mérite mieux que ce recommencement permanent. Il mérite un championnat structuré, régulier, ambitieux. Pour cela, il faudra rompre avec l’improvisation et assumer une gouvernance exigeante. Il faut placer enfin le sport au rang de priorité nationale. Un football qui avance, qui rassemble.










































