L’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) a frôlé l’impasse totale. En effet, des tensions persistaient depuis plusieurs mois autour du non-paiement des vacations 2024-2025. Ainsi, les enseignants ont suspendu les cours vendredi dernier. Par conséquent, cette décision a plongé l’établissement dans une zone de turbulence. Elle menaçait directement la continuité académique. Toutefois, c’est dans ce climat électrique que le président Brice Clotaire Oligui Nguema est intervenu. Ainsi, il a débloqué une première enveloppe de 700 millions de FCFA. Ce geste décisif a permis de desserrer l’étau. De plus, il a amorcé une sortie de crise.
Depuis plusieurs mois, la situation se dégradait progressivement au sein de l’établissement. En effet, les enseignants réclamaient le paiement de leurs vacations impayées. Face à l’absence de réponses concrètes, ils ont d’abord réduit leurs heures de cours. Cette réduction a ramené les enseignements à 30 % de leur capacité normale. Ensuite, faute d’avancées, ils ont décidé la suspension pure et simple des activités pédagogiques. Cette mesure radicale a mis en lumière l’ampleur du malaise universitaire.
Des enseignants excédés depuis des mois
Depuis le début de l’année, le SNEC-USTM alertait sur une situation devenue intenable. Le syndicat est conduit par le Dr Ferdinand Evoung Evoung. Par ailleurs, les vacations restaient impayées depuis septembre 2025. En outre, une surcharge de travail pesait sur les enseignants permanents, trop peu nombreux. Parallèlement, l’offre académique s’élargissait sans renforcement structurel adéquat. Cette expansion non maîtrisée a ainsi accentué les tensions internes.
L’intervention présidentielle change la donne
L’intervention du chef de l’État a constitué un signal fort pour toute la communauté universitaire. En débloquant 700 millions de FCFA, le président a répondu à l’urgence financière. Par ailleurs, il a réaffirmé la place stratégique de l’USTM dans l’écosystème scientifique gabonais. Cette décision illustre également une volonté claire d’apaisement. Désormais, les regards se tournent vers la mise en œuvre concrète de cet engagement.
Une première tranche aux enjeux multiples
Cette enveloppe, qualifiée de « première tranche », vise plusieurs objectifs essentiels. D’abord, elle cherche à apaiser durablement les tensions accumulées. Ensuite, elle doit permettre de relancer progressivement les cours suspendus. Par ailleurs, elle contribue à restaurer un minimum de confiance entre enseignants et autorités. Surtout, elle marque la reconnaissance officielle d’un problème structurel longtemps ignoré. En effet, l’université ne peut fonctionner durablement sans financement stable ni recrutement cohérent.
Des défis structurels encore à relever
Cependant, cette avancée ne clôt pas entièrement le dossier. Les enseignants attendent désormais un calendrier clair pour le paiement intégral des arriérés. De même, ils réclament la mise en œuvre complète de l’audit du ministère du Budget. Par ailleurs, la question du déficit en personnel permanent demeure entière. Enfin, la soutenabilité financière d’un système universitaire en expansion reste posée. Ainsi, l’USTM a évité le pire, mais la crise révèle un défi plus profond. Bâtir une université à la hauteur des ambitions scientifiques du pays exige davantage qu’une aide ponctuelle. La stabilité durable reste donc à construire.











































