Libreville a vibré ce mardi au rythme d’une jeunesse déterminée. Le Lycée Georges Mabignat, à Akébé-Ville, a ouvert ses portes aux épreuves écrites du Baccalauréat général 2026. La ministre d’État à l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a personnellement lancé cette édition. Au total, 28 392 candidats affrontent désormais les épreuves sur tout le territoire national. Parmi eux, 16 959 jeunes filles et 11 433 garçons tentent leur chance. Ce mardi restera gravé comme une étape symbolique dans le calendrier scolaire gabonais. Sous un ciel calme, les élèves ont convergé tôt vers les salles d’examen. L’atmosphère mêlait nervosité palpable et détermination silencieuse, typique de ce grand rendez-vous national annuel.
Le complexe Mabignat a accueilli la série B, sous vidéosurveillance inédite. Selon la ministre, cette expérimentation s’inscrit dans « la digitalisation des enseignements y compris des examens ». Elle qualifie d’ailleurs cette première tentative de véritable réussite technique. Par conséquent, le gouvernement envisage désormais d’étendre ce dispositif à l’ensemble du pays. Cette avancée traduit une volonté claire de moderniser durablement le système éducatif national. Elle s’inscrit également dans une dynamique régionale de transformation numérique de l’école gabonaise contemporaine.
Une école résolument tournée vers l’inclusion
Au-delà de la technologie, l’inclusion demeure une priorité affichée par la ministre. Les élèves à besoins éducatifs particuliers bénéficient ainsi d’un accompagnement spécifique et attentif. Elle évoque notamment « différents types d’handicap », citant l’autisme et l’albinisme parmi les situations rencontrées. De plus, les candidats en détresse respiratoire disposent d’un tiers-temps adapté. Chacun reste rattaché à la structure hospitalière la plus proche en cas d’urgence. Cette politique inclusive, insiste-t-elle, « porte les fruits » auprès des familles autrefois découragées. Désormais, de plus en plus de parents présentent volontiers leurs enfants à ces examens nationaux.
Une rencontre chargée d’émotion

Camélia Ntoutoume Leclercq a d’ailleurs partagé un souvenir personnel touchant. Elle a retrouvé un candidat croisé auparavant lors de son examen du BEPC. Ensemble, ils s’étaient promis de se revoir au niveau du baccalauréat. Ce jour-là, l’émotion fut partagée entre le jeune homme et la ministre. Il lui aurait confié un simple « merci madame le ministre pour l’accompagnement ». Pour elle, cet instant résume parfaitement l’esprit de l’école gabonaise inclusive. Ce genre de retrouvailles rappelle, selon elle, pourquoi ce métier garde tout son sens profond.
Des conseils avisés pour les candidats
Enfin, la ministre a salué les hautes instructions du chef de l’État. Elle rend hommage à Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema pour cette vision éducative. Ainsi, elle souhaite « bonne chance » aux 28 334 candidats répartis sur le territoire national. Aux parents, elle recommande un accompagnement quotidien et bienveillant de leurs enfants. Toutefois, elle met en garde contre l’excès de révisions tardives et désorganisées. Selon ses mots, trop réviser « peut partir en fumée » si le sommeil est sacrifié. Par ailleurs, elle conseille vivement de préparer ses affaires et sa tenue à l’avance. Finalement, elle invite chaque candidat à arriver reposé, concentré et ponctuel aux épreuves. Cette édition 2026 illustre ainsi très clairement une ambition nationale claire : conjuguer innovation, inclusion et réussite scolaire pour tous.











































