Ce mercredi 1er juillet 2026, le Complexe scolaire d’Alibandeng a accueilli un événement inédit. Les ministères de l’Éducation nationale et du Travail, avec l’appui de l’UNESCO et de l’OMS, ont organisé un atelier national de restitution. L’objectif était clair : présenter les résultats des enquêtes mondiales GSHS et G-SHPPS sur la santé scolaire. Décideurs publics, partenaires techniques et acteurs éducatifs se sont réunis autour d’une ambition commune. Transformer les données scientifiques en politiques publiques efficaces et concrètes.
Les résultats des enquêtes sont accablants. Une large majorité d’élèves souffre d’isolement. Plus d’un sur cinq a déjà envisagé le suicide. Par ailleurs, un nombre important d’élèves est confronté à des violences, à des comportements à risque ou à des difficultés physiques et mentales. Ces données révèlent également des insuffisances criantes dans les infrastructures sanitaires. Moins d’un tiers des établissements disposent de services de santé réguliers. En outre, l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’hygiène demeure insuffisant dans de nombreuses écoles.
La ministre appelle à une réponse collective et sans délai
Ouvrant les travaux, la ministre de l’Éducation nationale a posé le cadre avec fermeté. Pour elle, ces enquêtes vont bien au-delà d’un simple exercice statistique. «Les résultats qui nous sont présentés aujourd’hui nous interpellent tous. Ils nous obligent à renforcer notre action afin que chaque établissement scolaire soit un espace où les élèves apprennent, mais aussi un lieu où ils grandissent dans la sécurité, la santé et la dignité», a-t-elle déclaré. Dès lors, l’urgence d’une mobilisation collective s’impose sans détour.
Bien-être et réussite éducative : une équation indissociable

La ministre n’a pas limité son propos à la critique. Elle a aussi tracé la voie. «La réussite éducative est indissociable du bien-être physique, mental et social de nos enfants. Nous devons agir ensemble, avec les familles, les enseignants, les professionnels de santé et nos partenaires, afin d’offrir à chaque apprenant un environnement protecteur et favorable à son épanouissement», a-t-elle affirmé. Ainsi, la santé mentale, longtemps marginalisée, doit désormais prendre toute sa place dans les priorités éducatives nationales.
Une feuille de route pour une école plus sûre et plus inclusive
Finalement, ces résultats doivent servir de boussole pour l’action publique. Renforcer les services de santé scolaire, améliorer les infrastructures, prévenir les violences, promouvoir la santé mentale : voilà les chantiers identifiés. Toutefois, au-delà des mesures sectorielles, c’est une véritable culture de la prévention qu’il faut ancrer dans les établissements. En clôture, la ministre a salué l’engagement de l’UNESCO et de l’OMS. Cette première participation du Gabon aux deux enquêtes mondiales marque, selon elle, une étape déterminante. Celle d’une école enfin attentive au bien-être de chaque élève.












































