Au lendemain de la déclaration d’urgence hydrique, le président gabonais durcit le ton envers ses partenaires techniques. Reçus jeudi au palais présidentiel, les dirigeants de Suez Gabon et de la SEEG ont dû accélérer leurs chantiers. Ainsi, le chef de l’État réclame désormais des résultats très concrets et rapides. Ce durcissement traduit une impatience croissante face aux difficultés persistantes d’approvisionnement en eau. D’ailleurs, plusieurs quartiers de la capitale subissent des coupures depuis de longues semaines déjà. Par ailleurs, cette situation affecte directement le quotidien des ménages dans les zones périphériques vulnérables.
Ce jeudi, Brice Clotaire Oligui Nguema a réuni les principaux acteurs de la filière hydrique nationale. Autour de la table siégeaient les responsables de Suez Gabon et de la SEEG. Étaient également présents l’ambassadeur de France Fabrice Mauriès et le ministre en charge de l’eau. Par ailleurs, cette réunion survient à peine un jour après la proclamation officielle de l’urgence hydrique. Le message présidentiel fut sans détour : l’heure des diagnostics est révolue. Désormais, seule compte l’efficacité opérationnelle sur le terrain. En outre, le chef de l’État a réclamé une coordination renforcée entre les intervenants du secteur.
Des délais désormais incompressibles
Le président a exigé une accélération immédiate des projets déjà financés. En effet, plusieurs investissements engagés depuis des mois n’ont toujours pas produit d’effets visibles. Par conséquent, les responsabilités de chaque opérateur ont été clairement redéfinies lors des échanges. De plus, les calendriers d’exécution devront désormais être strictement respectés par tous. Deux chantiers majeurs illustrent cette urgence renouvelée. À Foulayong, Suez Gabon renforce actuellement les capacités de production d’eau potable. À Mbomo, la SEEG développe parallèlement les réseaux de distribution locale. Ces deux volets se complètent pour améliorer durablement la desserte nationale. Enfin, les équipes techniques devront présenter un état d’avancement détaillé dans les prochaines semaines. Les autorités exigeront des indicateurs précis et vérifiables sur chaque chantier suivi.
Des moyens jugés suffisants
Selon la présidence, les ressources techniques et financières nécessaires sont déjà mobilisées. Ainsi, seule reste la mise en œuvre concrète sur le terrain. Ce jugement replace directement la responsabilité entre les mains des opérateurs. Autrement dit, les excuses liées au manque de financement deviennent désormais caduques. Cependant, cette pression accrue pourrait aussi révéler d’éventuels blocages logistiques encore ignorés. De même, certains observateurs redoutent des tensions entre les partenaires impliqués dans ce dossier sensible et stratégique.
Une urgence qui reflète une crise persistante
Cette rencontre avec les responsables de Suez Gabon et de la SEEG s’inscrit dans un climat de forte tension nationale autour de l’eau potable. Plusieurs localités du pays subissent en effet des coupures répétées et prolongées depuis de longues semaines. Cette situation a justifié la déclaration officielle de l’état d’urgence hydrique. Néanmoins, la présidence choisit de présenter ce partenariat sous un jour positif. Elle évoque une collaboration fondée sur la complémentarité, la performance et la responsabilité partagée. En définitive, l’accès universel à l’eau demeure une priorité affichée du projet présidentiel. Elle intègre désormais des objectifs chiffrés et des délais précis pour chaque partenaire technique engagé. Ainsi, ce dossier restera scruté de près par une population en attente légitime. Elle espère désormais des résultats concrets, durables et rapides pour tous les Gabonais du pays.



































