Ce vendredi 9 janvier 2026, le président de la République, Brice Oligui Nguema, a refermé avec solennité et sens du symbole une semaine consacrée à la présentation des vœux aux forces vives de la Nation. La presse nationale et internationale, reçue en audience, a été placée au cœur de cette séquence républicaine, non comme simple spectatrice, mais comme actrice stratégique de la refondation en cours.
Dans un discours à la fois ferme et porteur d’espérance, le chef de l’État a annoncé la réhabilitation prochaine des locaux de la mythique chaîne Gabon Télévision, institution emblématique de l’audiovisuel public gabonais. Cette annonce s’inscrit dans la continuité d’une politique assumée de restauration des grandes maisons de la parole nationale, à l’image de la transformation de Gabon 24 en Maison Brice Oligui Nguema, ou encore de la renaissance progressive de la légendaire Africa N°1, haut-lieu panafricain de l’information et des idées.
Au-delà des murs et des équipements, c’est une vision qui se dessine : celle d’un État conscient que la souveraineté ne se mesure pas seulement à l’aune des forces armées ou des équilibres budgétaires, mais aussi à la solidité de ses instruments de narration collective. Réhabiliter Gabon Télévision, c’est reconnaître que l’information publique est un pilier de la cohésion nationale, un levier de pédagogie civique et un miroir de la dignité républicaine.
Pour les journalistes de la Maison Georges Rawiri, éprouvés ces derniers temps par un climat social tendu et un mouvement de grève révélateur d’un malaise ancien, cette annonce a résonné comme une réparation morale autant que matérielle. Un signal politique fort, venant rompre avec l’indifférence prolongée et redonner sens à l’engagement de celles et ceux qui, chaque jour, portent la voix du Gabon.
En restaurant ces lieux chargés d’histoire Gabon Télévision, le pouvoir envoie un message clair : la transition ne sera pas seulement une affaire de réformes administratives, mais aussi une œuvre de réconciliation entre l’État et ses institutions symboliques. Car une Nation qui répare ses maisons de parole se donne les moyens de parler juste, de parler vrai, et surtout, de parler ensemble.
Comme le dit un proverbe de Lambaréné : « Quand la case du tambour est réparée, le village retrouve le rythme de ses pas. »


























