L’Université internationale de Libreville Berthe et Jean a accueilli ce mardi la cérémonie d’ouverture du Forum régional sur l’enseignement supérieur en Afrique centrale. Organisé par l’UNESCO, en partenariat avec le Gouvernement gabonais et la Commission économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), cet événement majeur se tient du 4 au 7 novembre 2025 sous le thème : « Accélérer la transformation de l’enseignement supérieur en Afrique centrale à travers les données probantes, l’équité en Stem, la mobilité académique, la digitalisation et l’intelligence artificielle ».
Avec un taux de scolarisation dans l’enseignement supérieur limité à 8,3 %, des investissements en recherche inférieurs à 1 % du Pib, et une sous-représentation des femmes dans les filières scientifiques, l’Afrique centrale est confrontée à des défis éducatifs majeurs. Ce forum vise à impulser une dynamique régionale pour repenser les politiques publiques et renforcer les capacités des institutions d’enseignement supérieur.
La cérémonie d’ouverture a réuni un panel d’experts, de décideurs politiques et de partenaires au développement. Le Recteur de l’Université internationale de Libreville, Pr Jacques François Mavoungou, a souligné l’urgence d’une transition numérique inclusive :

« Ce forum s’inscrit dans un moment crucial pour nos universités. L’Afrique centrale est appelée à intégrer la révolution numérique. Nous devons renforcer notre coopération et faire de l’intelligence artificielle une opportunité plutôt qu’un facteur d’échec. »
Prenant la parole au nom de l’UNESCO, M. Hilaire Mputu, Directeur par intérim du Bureau régional pour l’Afrique centrale, a insisté sur la nécessité d’une approche collaborative :
« L’UNESCO est convaincue qu’aucun pays ne peut transformer seul son système d’enseignement supérieur. La coopération régionale, la mutualisation des ressources et la reconnaissance mutuelle des qualifications à travers notamment la convention mondiale et la convention révisée d’Addis sont des clés pour bâtir un espace africain de l’enseignement supérieur véritablement intégré. Au terme de ce forum, nous espérons voir émerger une feuille de route régionale ambitieuse, inclusive et réaliste un cadre commun qui orientera les politiques et les investissements pour faire de l’enseignement supérieur un moteur de développement durable, d’innovation et de cohésion régionale. »
Puis se fut au tour du ministre gabonais de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, M. Simplice Désiré Mamboula, de lancé l’ouverture des travaux :
« Je déclare ouvert le 4ème Forum régional sur l’enseignement supérieur en Afrique centrale. Je vous remercie. »
Durant les quatre jours du forum, les participants hauts responsables ministériels, représentants de la CEEAC, experts des Chaires UNESCO et partenaires techniques aborderont des thématiques clés :
Renforcement des capacités en recherche, innovation et entrepreneuriat
Assurance qualité et reconnaissance des qualifications
Mobilité académique et coopération régionale
Collecte et analyse de données probantes pour la planification éducative
Promotion de l’équité femmes-hommes dans les carrières scientifiques
Intégration de la digitalisation et de l’intelligence artificielle dans les systèmes éducatifs
À l’issue des travaux, les participants adopteront une feuille de route régionale pour accélérer la transformation du secteur, accompagnée d’un plaidoyer renforcé pour la ratification de la Convention d’Addis-Abeba sur la reconnaissance des diplômes, certificats, titres et grades dans l’enseignement supérieur. Une étape décisive vers un espace académique africain plus cohérent, équitable et tourné vers l’avenir.


























