Dans le cadre de la Journée internationale de l’éducation, célébrée chaque 24 janvier, l’UNESCO a choisi cette année de mettre en lumière les enjeux de l’intelligence artificielle dans l’enseignement. Le thème retenu, « L’IA et l’éducation : préserver l’autonomie dans un monde automatisé », illustre les défis posés par cette révolution technologique à l’école. Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, souligne que l’IA représente une opportunité majeure pour l’éducation, à condition que son intégration dans les écoles repose sur des principes éthiques rigoureux. Elle insiste sur le fait que cette technologie doit venir en appui aux dimensions humaines et sociales de l’apprentissage, sans jamais les supplanter.
L’objectif fondamental de l’IA à l’école doit être de renforcer l’autonomie et le bien-être des élèves, tout en servant de support aux enseignants.
Fabrice Mauriès, ambassadeur de France au Gabon, a salué la qualité des enseignements dispensés au sein du complexe scolaire d’Alibandeng ce mercredi 29 janvier 2025. Il y voit un modèle exemplaire de coopération franco-gabonaise dans le domaine éducatif, répondant aux besoins spécifiques du pays en matière d’enseignement.
Le docteur Thierry Nzamba, anthropologue et spécialiste de programme au bureau de l’UNESCO, a rappelé que « Une paix durable commence par l’éducation ». Il a néanmoins mis en avant le manque de directives claires pour l’encadrement des pratiques liées à l’IA dans l’éducation. Selon une étude menée par l’UNESCO en mai 2023, seulement 10 % des écoles et des universités ont adopté des cadres réglementaires officiels pour l’utilisation de cette technologie.

Face aux mutations technologiques rapides, ce sujet revêt une importance cruciale pour les systèmes éducatifs à travers le monde. Les innovations dans le domaine de l’intelligence artificielle doivent avant tout garantir une éducation inclusive, assurant à tous un accès équitable au savoir. C’est dans cette perspective que Carmelia Ntoutoume Leclerc, ministre d’État à l’Éducation nationale du Gabon, a souligné la nécessité d’adopter ces avancées technologiques tout en veillant à leur bonne utilisation.
L’essor de l’IA et son intégration au sein de l’école gabonais nécessitent un investissement massif dans la formation des enseignants et des élèves. Seule une approche éclairée et éthique permettra d’exploiter pleinement son potentiel au service de l’apprentissage.
Par Syntia Aude Ntsame Nkogo


























