Redresser la trajectoire financière de Gab’Oil constitue un enjeu de premier ordre pour sa nouvelle directrice, Renée Patricia Ku-Kumbe Ivigu, qui a officiellement pris ses fonctions le 29 janvier 2025 à Libreville. L’Union du 30 janvier 2025 rapporte que, bien que la société projette un chiffre d’affaires d’environ 29 milliards de FCFA pour l’année à venir, sa marge commerciale, en chute de 50 % par rapport à l’exercice précédent, ne s’élève qu’à 2,7 milliards. Un déséquilibre préoccupant accentué par des charges d’exploitation et de personnel bien supérieures, creusant un déficit avoisinant 7 milliards de FCFA.
Face à cette situation alarmante, la nouvelle direction met en place une feuille de route articulée autour de quatre axes majeurs. Le premier consiste en une transformation numérique approfondie, considérée comme essentielle pour moderniser les opérations, améliorer la compétitivité et répondre aux enjeux technologiques du secteur.
Le deuxième pilier repose sur l’optimisation des processus internes, une démarche visant à fluidifier les opérations et accroître l’efficacité organisationnelle. Cette rationalisation permettra de mieux structurer les activités et d’accélérer la prise de décisions stratégiques.
Le troisième levier concerne la restructuration financière. Une remise en ordre des finances apparaît cruciale pour restaurer la rentabilité de l’entreprise et assurer le respect de ses engagements vis-à-vis de l’État et de ses partenaires commerciaux.
Enfin, une profonde réorganisation structurelle constitue le dernier axe stratégique. Elle vise à repositionner Gab’Oil sur le marché en lui offrant de nouvelles perspectives de croissance et en renforçant sa compétitivité.
L’ambition de Renée Patricia Ku-Kumbe Ivigu est claire : sortir Gab’Oil de l’ornière et insuffler une dynamique pérenne à l’entreprise. Un défi d’envergure qui nécessitera rigueur, innovation et adaptation aux exigences d’un secteur en constante évolution.
Elle succède à Ernest Ndong Nguema, ex-Directeur général des Hydrocarbures au ministère du Pétrole, qui a refusé sa nomination à la tête de Gab’Oil. Estimant ce poste dévalorisant après son retour des États-Unis, il a décliné l’offre, considérant cette affectation comme une rétrogradation plutôt qu’une évolution de sa carrière.


























