Les locaux des Nations unies à Libreville ont servi de cadre au lancement de l’atelier national de restitution consacré à la santé mentale, au bien-être et à l’épanouissement des jeunes ce vendredi 12 décembre 2025. Cette rencontre, organisée par l’UNESCO Gabon en partenariat avec les autorités gabonaises, s’inscrit dans la continuité des ateliers régionaux tenus à Lomé (Togo) en juillet 2025 et à Douala (Cameroun) en septembre 2025. Elle vise à traduire en actions concrètes les recommandations issues de ces rencontres internationales, dans le cadre de l’engagement de l’Afrique de l’ouest et du centre (AOC) adopté en 2023.
Au cœur des débats, la nécessité d’intégrer les indicateurs de santé mentale et de bien-être dans les statistiques de l’éducation nationale. Boutamba Marie Louise, responsable national du programme Nos droits, nos vies, notre avenir, a rappelé l’importance de cette démarche :
« Nous voulons que l’UNESCO et le Gabon arrivent à avoir des jeunes épanouis et bien éduqués. À Lomé, nous avons travaillé sur les indicateurs pour que les problèmes de santé et de bien-être se retrouvent dans les statistiques de l’éducation nationale. »

La rencontre a réuni enseignants, psychologues, syndicats, acteurs religieux et institutionnels, tous mobilisés pour renforcer l’éducation inclusive. Sergi Mombo, inspecteur de la jeunesse et des sports, a insisté sur l’enjeu de redevabilité :
« Cet atelier permet d’évaluer l’engagement AA-HA! 2.0 afin que les États alignent leurs politiques publiques sur les questions liées à la santé sexuelle et reproductive, au bien-être et aux violences basées sur le genre. »
Si les institutions ont affirmé leur engagement, la jeunesse gabonaise a exprimé ses préoccupations. Laila Manioni, jeune militante, a regretté l’absence des adolescents dans la salle :
« Cet engagement est pour les adolescents. Mais si la jeunesse n’est pas intégrée, nous n’irons nulle part. »
Un message entendu par Joachim Ondjila, inspecteur général de service, qui a assuré que cette préoccupation serait prise en compte.

Les objectifs affichés sont clairs : sensibiliser les autorités, mobiliser les acteurs communautaires, instaurer un dialogue intersectoriel et garantir des financements pérennes. Les résultats attendus incluent l’intégration de la santé mentale dans les politiques éducatives et sanitaires nationales dès 2026, ainsi que la mise en place de mécanismes de suivi et de coordination.
Au cours de cette rencontre de restitution, Séraphine Memine Me Zué, administratrice du programme Éducation à l’UNESCO Gabon, a prononcé le mot d’ouverture. Elle a déclaré :
« C’est avec un grand honneur que je prends la parole aujourd’hui à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de cet atelier de restitution, consacré à la présentation et à la discussion des recommandations issues des deux rencontres majeures de notre région en 2025. Les ateliers dont nous restituons aujourd’hui les conclusion »
Cet atelier de restitution de l’UNESCO Gabon marque une étape décisive pour le Gabon, qui confirme son engagement à placer la santé mentale et le bien-être des jeunes au cœur de ses politiques publiques, dans une dynamique régionale visant à bâtir un capital humain solide et durable.


























