Ce dimanche 13 juillet 2025, ce qui aurait dû être un culte dominical ordinaire dans une église de réveil à Nzong-Bikélé a viré à la bagarre céleste ce dimanche, lorsqu’un homme, visiblement furieux, a violemment agressé le pasteur de sa femme en pleine célébration. En cause : une promesse de « victoire divine au Baccalauréat 2025 » qui s’est soldée par un double échec.
Tout commence quelques semaines avant la proclamation du Baccalauréat 2025. Lors d’une de ses « visions », le pasteur de cette église bien connue dans la commune périphérique de Bikélé révèle à une fidèle que « l’esprit d’échec » rôde autour de ses deux enfants, tous deux candidats au Bac. La solution, selon l’homme de Dieu? Une offrande spéciale à remettre rapidement pour permettre un travail spirituel intense visant à « sceller leur réussite ».
Affolée par cette révélation prophétique, la fidèle en parle à son mari. Ce dernier, d’abord sceptique, finit par céder sous la pression conjugale : il verse 200.000 F CFA, puis rajoute 150.000 F. Sa femme, convaincue de l’importance de l’acte spirituel, complète avec 150.000 F, portant le total à 500.000 F CFA.
Le pasteur enclenche alors un travail spirituel d’une semaine, marqué par des séances de prière intensives et un jeûne à sec de trois jours imposé aux deux adolescents et à leur mère. À l’issue de cette semaine de « combat spirituel », le pasteur proclame fièrement que la victoire est acquise et que « l’échec a été renvoyé dans le désert ».
Fortement rassurés, les enfants se présentent aux épreuves du Baccalauréat 2025 avec une foi inébranlable. Hélas, le samedi 12 juillet 2025, jour de proclamation des résultats, le couperet tombe : les deux candidats sont ajournés.
À l’annonce de cette double défaite, le père de famille entre dans une colère noire. Selon les témoins, il aurait brisé le pare-brise de sa propre voiture avant de décider de « monter au temple » pour réclamer justice. C’est donc le dimanche 13 juillet, pendant le culte, qu’il surgit dans l’église et assène plusieurs coups de poing au pasteur, sous les cris de stupeur des fidèles. Il faudra l’intervention musclée de la sécurité pour séparer les deux hommes.
Avant d’être maîtrisé, l’homme aurait lancé : « Je reviendrai tous les dimanches jusqu’à ce que tu me rembourses mes 500.000 francs ! »
Contactée par notre rédaction, la mère des enfants reste convaincue que « le travail avait été bien fait, mais peut-être que le problème vient du fait que leur père ne prie pas avec nous et n’a pas jeûné… »
L’église, quant à elle, s’est gardée de tout commentaire officiel pour le moment. Des sources proches du ministère affirment néanmoins qu’une plainte pourrait être déposée pour coups et blessures volontaires.
Par Darlyck Ornel Angwe, journaliste stagiaire











































