À Franceville, l’effroi s’est emparé de la population après l’agression sexuelle d’une jeune élève de Terminale, A.C.O.L, 21 ans, survenue dans la nuit du 27 juin 2025 dans le quartier Ayassi. Venue simplement puiser de l’eau à proximité de son domicile, la jeune fille a été attaquée et violée par Wosly Sendje, un Gabonais de 25 ans, armé de deux paires de ciseaux. L’acte s’est déroulé à quelques mètres des habitations, dans l’obscurité totale, sans qu’aucun secours ne puisse intervenir.
L’enquête, menée par les gendarmes d’Epila, a permis l’arrestation rapide du suspect grâce aux indices recueillis sur place et aux témoignages des rares riverains ayant parlé. Le criminel a été récemment placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Yené , après son audition par le magistrat instructeur.
Mais au-delà du fait divers de Franceville, cette tragédie met en lumière une réalité poignante : celle de quartiers mal éclairés, sans présence sécuritaire régulière, où le moindre geste du quotidien peut se transformer en piège mortel pour les jeunes filles. Le silence des voisins, la peur de témoigner et l’absence de dispositifs de prévention participent à une culture de l’impunité.
À la veille du baccalauréat, ce drame a bouleversé l’environnement scolaire local, exposant les lacunes du système face à la protection des élèves. Il rappelle la nécessité urgente de mettre en place des campagnes de sensibilisation, de renforcer la patrouille nocturne dans les zones à risques, et d’offrir un soutien psychologique aux victimes et à leur entourage.
Le viol d’A.C.O.L. ne doit pas être réduit à une statistique criminelle. C’est le signal d’une urgence collective : celle de sécuriser les quartiers, de briser les silences complices, et de rendre justice aux victimes. A Franceville, le droit de puiser de l’eau ne devrait jamais coûter sa dignité.


























