Libreville, 12 juin 2026 — Le monde des affaires gabonais tourne une page historique. Ce vendredi, Alain-Claude Kouakoua a été officiellement élu président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), la plus puissante organisation patronale du pays. Le verdict est sans appel : 33 voix sur 33 votants, soit un plébiscite à 100 %.
En effet, candidat unique à ce scrutin, le président de la Holding ACK succède à lui-même en tant que président par intérim. Désormais, Alain-Claude Kouakoua endosse pleinement le costume de «patron des patrons» avec une feuille de route ambitieuse et une légitimité totale.
Un plébiscite qui engage des responsabilités immenses
Un tel score n’est pas une simple formalité. C’est un mandat de confiance absolue, mais aussi une pression collective. Le patronat gabonais attend des résultats concrets et rapides de la part d’Alain-Claude Kouakoua.
Or, les chiffres rappellent l’importance stratégique de la FEG dans l’économie nationale. Ses membres concentrent près de 80 % de la richesse nationale et 90 % de l’emploi formel au Gabon. Autrement dit, la FEG n’est pas une simple chambre de réflexion. C’est le cœur battant de l’économie réelle gabonaise.
Par conséquent, la direction de cette organisation représente bien plus qu’un titre honorifique. Elle constitue un levier de souveraineté économique dans un pays en pleine refondation institutionnelle.
Les PME gabonaises au cœur du projet Kouakoua
Dans son adresse au patronat, le nouveau président a livré une vision claire et offensive. «Nos PME doivent accéder plus facilement au financement et aux marchés», a-t-il martelé. Il a également insisté : «Nos jeunes doivent bénéficier d’une formation davantage adaptée aux besoins des entreprises.»
De plus, Kouakoua a fixé des objectifs structurants. Consolider les filières industrielles, renforcer les exportations et faire du secteur privé «le premier acteur de la création de richesse nationale» : tels sont les piliers de sa stratégie.
Cette vision résonne particulièrement dans le contexte actuel. Les autorités gabonaises engagent en parallèle la rédaction d’un Plan National de Croissance et de Développement. Dès lors, la FEG ne peut rester spectatrice de sa propre transformation.
Un tissu entrepreneurial sous tension à défendre
Cependant, derrière les ambitions affichées se dresse un tableau préoccupant. Les entrepreneurs gabonais font face à des obstacles concrets qui freinent leur développement quotidien.
Retards de paiement chroniques, contraintes de financement persistantes, tensions logistiques et mise à l’écart des PME dans les marchés publics : autant de maux qui rongent le tissu entrepreneurial gabonais de l’intérieur. Ces difficultés ne sont pas nouvelles. Néanmoins, elles exigent aujourd’hui des réponses fermes et coordonnées .
Ainsi, la FEG est attendue comme «première ligne de défense» du secteur privé face à ces blocages structurels. Le nouveau président Alain-Claude Kouakoua en est pleinement conscient.
Un leadership au bon moment
Finalement, l’élection d’Alain-Claude Kouakouaintervient à un carrefour décisif pour le Gabon. La refondation politique en cours offre une fenêtre d’opportunité rare au secteur privé pour peser sur les grandes orientations économiques nationales.
L’heure n’est plus à l’observation. Elle est à l’action. Le nouveau patron des patrons gabonais a reçu son mandat. Reste à transformer l’essai sur le terrain.


























