Ce vendredi 7 février 2025, Camélia Ntoutoume Leclercq, ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, a présidé une cérémonie marquante au Lycée Lubin Martial Ntoutoum et au Lycée Technique de Ntoum. À cette occasion, elle a procédé à la remise officielle des cartes Cajou, des dispositifs numériques intégrant l’ensemble du programme scolaire gabonais. Fruit d’une collaboration entre le groupe Eramet et l’organisation Bibliothèque Sans Frontières, représentée par Thierry Makando, ce projet innovant vise à moderniser l’accès aux ressources pédagogiques.
Cette initiative, déployée dans le cadre du programme « Lire pour l’avenir », constitue un projet pilote ciblant initialement les établissements situés le long de la voie ferrée, notamment à Ntoum, Ndjolé, Booué, Lastourville, et Moanda. « À terme, le projet va concerner tous les élèves gabonais, » a précisé la ministre. Cette ambition s’inscrit dans les directives du Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de l’éducation une priorité nationale. « L’une de ses très hautes instructions est de moderniser le système scolaire en termes d’apprentissage et de formation, » a rappelé Camélia Ntoutoume Leclercq.
Les cartes Cajou se distinguent par leur contenu riche et varié. En plus des cours alignés sur le programme officiel élaboré par l’Institut Pédagogique National (IPN), elles intègrent des modules sur des thématiques transversales telles que le leadership, la gestion du stress, la santé, et l’entrepreneuriat. « Nous avons ajouté des sujets qui permettront à nos jeunes de devenir de futurs leaders, chefs d’entreprise et managers, » a souligné Thierry Makando. Ce dernier a insisté sur le caractère accessible des cartes : elles fonctionnent sans connexion Internet et ne nécessitent aucune donnée mobile, ce qui représente un atout majeur pour les zones à faible couverture numérique.

Cette démarche s’inscrit également dans la politique de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) du groupe Eramet. « L’idée était de doter les élèves le long de la voie ferrée d’outils pédagogiques pour qu’ils soient au même niveau que ceux des centres urbains bénéficiant d’une meilleure connexion, » a expliqué Makando. La première phase du projet prévoit la distribution de 4 000 cartes Cajou, avec pour objectif final de couvrir l’ensemble des bacheliers du Gabon.
Le projet ne s’est pas limité à la distribution de ces cartes. Il s’est déployé en plusieurs étapes : une consultation des élèves et enseignants pour identifier les besoins spécifiques, des formations pour les utilisateurs, et l’implantation de 10 bibliothèques numériques dans les établissements ciblés. Ces bibliothèques ont permis aux élèves d’accéder à des milliers de contenus validés par des experts du ministère de l’Éducation nationale et enrichis par 1 500 ouvrages physiques.

La ministre a conclu en exprimant son espoir que ce projet contribuera significativement à la réussite des élèves au baccalauréat. « C’est une excellente nouvelle pour nos enfants. Nous espérons que cela les aidera à mieux se préparer pour leurs examens, » a-t-elle déclaré.
Ainsi, cette initiative marque un tournant décisif dans la modernisation de l’éducation gabonaise, posant les bases d’un système éducatif plus inclusif, équitable et adapté aux défis du XXIe siècle.


























