Libreville, le 30 octobre 2025 — Face à la recrudescence des actes de violence dans les établissements scolaires, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, est sorti de son silence pour condamner fermement les dérives constatées ces derniers jours dans le milieu éducatif. En l’espace d’une semaine, plusieurs vidéos relayant des scènes d’agressions, d’affrontements entre élèves et d’actes d’indiscipline ont choqué l’opinion publique et mis en lumière une situation préoccupante au sein de l’école gabonaise.
« Trop de violences dans nos établissements scolaires, trop d’indiscipline ! », a déclaré le président Oligui Nguema, dans un ton à la fois ferme et empreint de gravité. Pour lui, l’école doit impérativement redevenir un lieu de savoir, de respect et d’épanouissement, où chaque élève peut apprendre dans la sécurité et la sérénité.
Le Président Oligui Nguema a exhorté le ministre de l’éducation nationale à prendre toutes les mesures nécessaires pour enrayer ce fléau avec la plus grande fermeté. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de résultats concrets et rapides, annonçant une politique de tolérance zéro face à la violence et à l’indiscipline dans les établissements scolaires.
« J’attends des résultats concrets et rapides : tolérance zéro pour les violences et rétablissement de l’ordre et de la discipline dans tous les établissements », a martelé le chef de l’État.
Dans le même élan, le président Oligui Nguema a lancé un appel solennel aux autorités judiciaires afin qu’elles jouent pleinement leur rôle dans la restauration de l’ordre et de l’autorité de l’école. Il a demandé que les agresseurs soient poursuivis et sanctionnés avec toute la rigueur de la loi, rappelant que la justice doit être un rempart contre l’impunité et un soutien à l’institution scolaire.
Cette déclaration présidentielle sonne comme un avertissement clair : plus aucune forme de violence en milieu scolaire ne sera tolérée. Elle marque également la volonté du gouvernement de replacer la discipline et le respect des valeurs civiques au cœur du système éducatif national.
Alors que le pays s’interroge sur les causes profondes de cette montée de la violence – déscolarisation partielle, perte d’autorité, absence de repères familiaux ou influence des réseaux sociaux –, l’intervention du chef de l’État remet la question de l’éducation civique et morale au centre du débat public.
Dans les prochains jours, il est attendu que le ministère de l’éducation nationale, en collaboration avec celui de la justice et les forces de sécurité, mette en œuvre un plan d’action national de lutte contre les violences scolaires, incluant des campagnes de sensibilisation, un renforcement de la surveillance dans les établissements, et des sanctions exemplaires à l’égard des auteurs d’actes violents.
Le message du président Oligui Nguema est sans équivoque : l’école gabonaise doit redevenir un sanctuaire de savoir et non un théâtre de violences.
Par Darlyck Ornel Angwe


























