Ce 12 mai 2025, depuis son siège d’Owendo, l’Union pour la Démocratie et l’Intégration Sociale (UDIS) a tenu à s’exprimer solennellement sur la situation politique nationale, au lendemain de l’élection présidentielle et de la victoire du président Oligui Nguema. Par la voix de son Conseiller Porte-parole, Edmond Epoma Ngadi, le parti a réaffirmé son attachement aux principes républicains et à l’État de droit, tout en appelant à une justice impartiale et réconciliatrice.
L’UDIS a d’abord tenu à souligner sa posture responsable pendant la période électorale, affirmant qu’il a « observé une trêve de sagesse, afin de contribuer au climat apaisé qui a prévalu durant cette échéance capitale pour l’avenir de notre Démocratie ». Cette attitude, explique-t-on, témoigne du profond attachement du parti à un « Gabon véritablement inclusif ».
En s’adressant respectueusement au Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’UDIS a salué son élection et reconnu le verdict des urnes, tout en rappelant le sens élevé des responsabilités présidentielles. Il a été rappelé que, lors de son investiture, le Chef de l’État a pris « l’engagement de servir, de protéger et d’unir tous les Gabonais, y compris ceux de la Diaspora ».
C’est précisément au nom de cette promesse d’unité nationale que l’UDIS a plaidé pour un règlement équitable de la situation de son président, Hervé Patrick Opiangah, en exil depuis six mois. Le parti s’est voulu clair : « Nous avons besoin d’un Gabon qui unit ses enfants et non d’un Gabon qui disperse ses enfants. »
L’appel de l’UDIS est explicite : « Faites dire le Droit et rien que le Droit dans l’Affaire Hervé Patrick OPIANGAH. » Il souligne la vacuité du dossier et demande qu’un non-lieu soit logiquement prononcé. Citant à nouveau les propos du Président, le parti rappelle que « la 5ème République que nous appelons de tous nos vœux, pose l’exigence de mettre fin à l’impunité, à la corruption, à la cupidité, au laxisme et à la paresse. »
L’UDIS se dit confiant que cette nouvelle République puisse être celle « de la justice, du pardon, de la réconciliation nationale, de l’unité et de la solidarité ». Il avertit toutefois que la saisine de la Cour Africaine des Droits de l’Homme, par les avocats de son président, pourrait « entacher l’image de notre pays ».
Enfin, la déclaration se clôt sur une prière civique et spirituelle : « Que le Seigneur vous inspire à écouter le cri des plus faibles […] pour que les Gabonais, sous votre magistère éclairé, bâtissent ensemble une société plus juste, plus solidaire et plus fraternelle. »


























