Après la mort d’Omar Bongo en juin 2009, les pédégistes ont imposé son fils Ali Bongo Ondimba comme héritier du trône du système Bongo-PDG. Ce fut une succession dynastique digne des familles criminelles les plus sadiques, où l’objectif principal était maintenir le contrôle du Gabon par le système Bongo-PDG.
Sept ans plus tard lorsqu’Ali Bongo Ondimba a été malheureusement frappé par un accident médical (le 28 octobre 2018 à Riyad), les mêmes pédégistes qui tenaient fermement toutes les institutions constitutionnelles ont systématiquement bloqué le processus de vacance du pouvoir. Sylvia et Nourredin Bongo qui n’avaient aucune légitimité ont alors pris les rênes du pouvoir par procuration.
En juillet 2023 les pédégistes dans une parodie grotesque ont osé présenter à nouveau Ali comme candidat pour un troisième mandat, malgré son état de santé irrémédiablement diminué. Les slogans disaient qu’il était leur « Champion »: une ironie mordante face à la réalité de sa condition. Ils ont violé leur propre Charte de majorité politique et trituré la loi électorale au milieu du processus pour garantir coûte que coûte la victoire d’Ali. Sans l’insurrection militaire du 30 août 2023, Sylvia Mireille Bongo Ondimba et Nourredin Bongo Valentin continueraient aujourd’hui à diriger notre pays par procuration.
Comment peuvent-ils prétendre que le PDG n’a pas dirigé seul, alors que chaque pierre, chaque institution porte l’empreinte du système Bongo-PDG?
Comment peuvent-ils nier les évidences des fraudes électorales massives et de la répression sanglante pour conserver leur pouvoir absolu?
Comment osent-ils parler de démocratie quand leurs actions reflètent celles des régimes les plus despotiques?
1. Fraudes électorales massives : Les élections présidentielles de 2009, 2016 et 2023 ont été des théâtres d’absurdité psychiatrique, à la manière d’un hôpital psychiatrique où les médecins seraient eux-mêmes des malades mentaux, manipulant les résultats pour créer une réalité parallèle. Les urnes symboles de la démocratie étaient devenues des marmites de sorcières où les suffrages de l’opposition disparaissaient et réapparaissent miraculeusement en faveur des tyrans. La démocratie était un mauvais film où les acteurs étaient forcés de jouer des rôles écrits par des dictateurs sans scrupules.
Comment ces gens-là arrivaient-ils à se sentir politiquement légitimes avec ces fraudes électorales massives? Où étaient les voix des pédégistes vertueux pour dénoncer ces mascarades électorales: était-ce par complicité, par intérêt, ou par simple lâcheté qu’ils se taisaient? Ne pensaient-ils pas que tôt ou tard leur silence les rendrait à la fois complices et bénéficiaires de cette trahison démocratique?
2. Répressions politiques et militaires : Toutes les contestations post-électorales étaient comme des menaces d’agneaux égarés dans la tempête: elles étaient anéanties avec la férocité d’une troupe de prédateurs à l’affût. Les forces de sécurité sous l’instrumentation du système Bongo-PDG étaient des meutes sanguinaires en pleine chasse, traquant toute opposition avec une brutalité qui résonne encore aujourd’hui comme les rugissements d’un lion assouvi. Préparant un festin de carnage après les élections générales du 26 août 2023, le système Bongo-PDG avait habitué nos soldats à faire du pays un terrain de chasse où l’angoisse se mêlait à la terreur. Si Brice Clotaire Oligui Nguema n’avait pas agi le 30 août, le Gabon aurait probablement sombré dans un nouveau cauchemar de violence incontrôlée.
3.Profito-situationnistes : Entre 2009 et 2023 une myriade de mouvements et d’associations politiques ont successivement gravité autour du cabinet présidentiel, se comportant en kleptomanes du bien commun. Ces individus se sont adonnés à un pillage effréné des ressources du Gabon, tel un feu de brousse consumant tout sur son passage. Arpentant les couloirs du pouvoir, ils ont usé de leur influence pour s’approprier sans vergogne nos richesses nationales, s’abreuvant de notre sève économique tout en laissant le peuple assoiffé et piégé entre les rouages d’un système inique.
Comment dans un tel climat de cynisme le citoyen pourrait-il tenir pour crédibles les dénégations creuses et les discours enjôleurs des pédégistes? Comment ignorer les tambours de la désillusion qui résonnent, lorsque les mêmes voix se nourrissaient du désespoir qu’elles engendraient? Les pédégistes en se réduisant à de simples architectes du déni ne jouent-ils pas avec le feu de l’indignation populaire?
4. Nominations dans la haute administration : À l’image des joyaux d’une couronne volée, chaque poste important était attribué non pas en fonction de la compétence, mais de la fidélité aveugle au système Bongo-PDG, aux liens de famille et d’amitiés avec Ali. Un réseau opaque de favoritisme s’étendait comme un jeu de cartes truqué, étouffant toute forme de méritocratie et faisant tout pour se maintenir au pouvoir et consolider une monarchie déguisée en démocratie. Toutes les compétences opposées au système Bongo-PDG étaient bafouées et remplacées par des pédégistes loyaux aveugles et malsains.
Comment le Gabon pourrait-il espérer un développement durable si les clés du pouvoir étaient remises à ceux dont le seul mérite était la proximité avec le président? Est-il surprenant que notre pays ait été plongé dans un chaos général, lorsque ceux qui étaient censés nous guider étaient choisis pour leur allégeance et non pour leur aptitude? Le Parti Démocratique Gabonais (PDG) ne porte-t-il pas une lourde responsabilité dans cet effondrement général du Gabon? Le système Bongo-PDG n’a-t-il pas, par ces nominations arbitraires et injustes, condamné le Gabon à l’immobilisme et au sous-développement?
5. Réformes constitutionnelles : Les réformes législatives du dernier septennat d’Ali Bongo Ondimba n’avaient qu’une ambition: concentrer tous les pouvoirs entre les mains de ce dernier, de sa femme et de son fils. Des votations qui ont restreint les compétences des membres du gouvernement de la République, à l’image d’un carcan serré autour du cou de chaque ministre. Le conseil des ministres était devenu une immense prison à ciel ouvert où chaque ministre était un détenu soumis à l’arbitraire d’une femme et de son fils autoproclamés présidents du Gabon. Les murs de cette prison n’étaient pas faits de briques, mais de décrets, d’amendements et de lois taillées sur mesure par la majorité parlementaire PDG, pour un pouvoir absolu et inamovible entre les mains de Sylvia et Nourredin Bongo.
Face à cette réalité sombre, des questions s’imposent: le Parti Démocratique Gabonais peut-il réellement se targuer d’avoir servi les intérêts du peuple gabonais lorsqu’il a activement contribué à son asservissement total? Jusqu’à quand le Gabon supportera-t-il d’avoir été enfermé dans cette cage où seuls les maîtres du système Bongo-PDG pouvaient respirer librement? Le temps n’est-il pas venu de faire entendre la justice?
6. Mensonges d’État sur la santé d’Ali Bongo : Les mensonges d’État autours de la santé d’Ali Bongo après son accident médical du 28 octobre 2018 à Riyad étaient comparables à des articles du code pénal violés en toute impunité. L’État gabonais était transformé en illusionniste de bas étage, offrant au peuple une farce tragique, semblable à un mauvais numéro de magie où tout le système Bongo-PDG savait que le lapin ne sortirait jamais du chapeau.
Ces mensonges avaient pour seul objectif de maintenir le parti d’Ali Bongo Ondimba au pouvoir, trompant le peuple avec des demi-vérités et des falsifications éhontées. C’est comme si, au lieu de soigner une plaie béante, les pédégistes s’étaient contentés de poser un simple pansement, espérant que personne ne remarquerait l’hémorragie sous-jacente. La manipulation de la vérité a été utilisée comme une arme de guerre psychologique contre les journalistes et les acteurs politiques, un crime d’État dont les séquelles se répercutent encore aujourd’hui dans les esprits désabusés des citoyens.
Y aura-t-il une justice pour ceux qui ont été condamnés à l’ignorance, leurs voix étouffées par le vacarme des mensonges officiels? Le PDG, en se drapant dans l’opacité, n’a-t-il pas montré son mépris pour les principes mêmes de la démocratie?
En conclusion, le pouvoir du système Bongo-PDG s’est exercé comme une main de fer dissimulée dans un gant de velours, chaque geste apparemment bienveillant masquait une volonté de domination absolue. Les fraudes électorales transformaient les urnes en salles de torture où les voix du peuple étaient étouffées comme des cris dans une chambre bétonnée.
Les répressions à coups de matraque et de gaz lacrymogènes résonnaient comme un glas funèbre pour la liberté. La kleptocratie et le népotisme étaient des vampires assoiffés buvant le sang vital de l’économie gabonaise. Les réformes constitutionnelles dictatoriales n’étaient que des changements de façade pour une maison en ruine, tandis que les mensonges d’État étaient des miroirs déformants qui renvoyaient une image fausse et trompeuse de la réalité. Toutes ces actions sont autant de témoins de l’absurdité du négationnisme actuels de certains pédégistes, des monuments à l’hypocrisie érigés sur les ruines de la confiance publique.
Il est temps pour le Gabon de solder cette mascarade (je parle du Parti Démocratique Gabonais) devant les tribunaux, de démolir ce manoir à fantômes pour construire un avenir basé sur la vérité et la justice. Serait-il juste de laisser impunis les architectes impénitents de ce chaos, ceux qui ont transformé le pays en un labyrinthe de mensonges et de corruption? Est-ce ainsi que nous rendrons justice à ceux qui ont souffert, aux générations sacrifiées sur l’autel de la tyrannie du système Bongo-PDG? Combien de temps encore vivons-nous dans l’ombre de ces illusions, de marcher quotidiennement sur les décombres de nos espoirs? Le PDG mérite que son sort soit scellé dans les pages sombres de l’histoire gabonaise.












































