Le 21 juillet, la journée a pris une tournure tragique pour Kévin Crys Mitoukou à Port-Gentil. Fatigué après son travail, il souhaitait se reposer dans son studio. Cependant, les cris de sa cousine de 9 ans et de son cousin de 7 ans, jouant bruyamment, l’ont exaspéré. Incapable de contenir sa colère, il a décidé de les corriger sévèrement. Lors de cette correction, sa cousine est tombée violemment et a succombé sur le coup aux coups de bâton reçus rapporte notre confrère de Gabon Actu.
Dans un témoignage troublant, Mitoukou a décrit la scène : « Je suis ici parce que j’ai eu à porter main à ma cousine et mon cousin. En tirant ma cousine par l’arrière, elle est tombée par la nuque. Malheureusement, on n’a pas pu la réanimer, et donc elle est morte. Pour mon cousin, j’ai donné quelques gifles. Je me suis laissé emporter. » Sans montrer de remords apparents, il a expliqué que ce n’était pas la première fois qu’il se montrait violent envers les enfants de la cour commune. Les enfants, habitués à jouer ensemble en cette période estivale, ne faisaient que profiter de leurs vacances scolaires.
Mitoukou a également justifié ses actions en affirmant qu’il avait souvent averti les parents des enfants sur le bruit et les dégâts causés, sans que ceux-ci n’agissent en conséquence. « C’est quelque chose qui avait pour habitude de se passer à la maison. Les enfants de la cour démontaient la porte de mon petit studio. Et je m’en suis rendu compte en me réveillant avant, c’est à ce moment que j’ai averti à plusieurs reprises les parents qui n’ont pas tenu compte. Alors j’ai décidé de porter main à ma petite cousine et mon petit cousin qui entraînaient les autres enfants », a-t-il avoué.
Suite à cet incident, les éléments de la Direction Générale de Recherches (DGR) l’ont arrêté pour nécessité d’enquête. Devant les enquêteurs, il n’a pas nié les faits et a exprimé des regrets : « C’était une première fois que j’ai agi de la sorte mais je n’ai jamais porté main de la sorte. Je me suis emporté et je regrette. Je suis allé très loin et aux parents, je dis de me comprendre, c’était la colère. » Kévin Crys Mitoukou a été déféré devant le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Port-Gentil. Il a reçu un mandat de dépôt et a été placé à la maison d’arrêt du Château en attendant son procès.


























