Ce mercredi après-midi, sept élèves du Lycée technique Agathe-Obendze de Franceville ont vécu un cauchemar. Cinq filles et deux garçons avaient choisi la chute de Djakana pour une baignade entre amis. Ce site, pourtant prisé pour sa beauté naturelle, a tout à coup changé de visage. Plusieurs individus armés de couteaux et de machettes ont surgi. Sous la menace, ils ont dépouillé les adolescents de leurs téléphones, bijoux, sacs, chaussures et de petites sommes d’argent. Puis ils ont disparu dans la végétation environnante.
Un magistrat providentiel sauve la situation
Heureusement, le pire a été évité. Un magistrat instructeur du tribunal de première instance de Franceville se trouvait fortuitement à la chute de Djakana. Son intervention rapide a mis fin à l’agression. Sans ce concours de circonstances, l’issue aurait pu être dramatique. Dès lors, les victimes, profondément traumatisées, ont déposé une plainte collective. Elles entendent obtenir justice. Et elles ont raison d’y croire.
Une enquête ouverte par le procureur de la République
Informé de l’affaire, le procureur de la République a réagi sans délai. Il a ordonné l’ouverture d’une enquête confiée aux Officiers de police judiciaire. L’objectif est clair : identifier les auteurs et faire toute la lumière sur ce braquage en pleine journée. Par ailleurs, dans le quartier de Djakana comme au sein de la communauté éducative, l’émotion reste vive. Les habitants réclament des mesures concrètes. Ils veulent un site sécurisé, fréquentable par les jeunes et les familles sans crainte.
Djakana, un site de beauté gangrené par une insécurité croissante
Cet événement n’est pas isolé. Plusieurs riverains le confirment : l’insécurité autour des zones touristiques et des espaces naturels s’intensifie. Pourtant, ces lieux restent fréquentés, notamment en cette période de fin d’année où les sorties scolaires et récréatives se multiplient. Ainsi, la chute de Djakana incarne une contradiction douloureuse. Elle offre des instants de liberté. Mais elle est aussi devenue, faute de vigilance, un terrain de prédilection pour des agresseurs impunis. Cette banalisation de l’insécurité doit cesser.
Un appel urgent aux autorités et aux établissements scolaires
La mésaventure de ces élèves interpelle avec force. D’une part, les autorités locales doivent renforcer la présence sécuritaire autour des sites naturels fréquentés. D’autre part, les établissements scolaires doivent redoubler de prudence dans l’encadrement des activités extérieures. En effet, la nature offre des instants précieux. Néanmoins, elle ne doit jamais devenir le lieu d’une insécurité banalisée. Car si un magistrat n’avait pas été là ce mercredi, ces sept adolescents auraient peut-être payé un prix bien plus lourd que leurs téléphones et leurs chaussures.












































