Quatre ans après leur demi-finale victorieuse au Qatar, les Bleus retrouvaient le Maroc en quart de finale. L’affiche sentait la poudre et la revanche. Pourtant, les Lions de l’Atlas n’ont jamais réellement mordu, plus soucieux de défendre que d’attaquer. Patients, les hommes de Didier Deschamps ont fini par percer la muraille marocaine. Kylian Mbappé a ouvert le score à la 60e minute. Cinq minutes plus tard, Ousmane Dembélé a scellé le succès. Victorieux 2 à 0, les Bleus disputeront leur troisième demi-finale mondiale consécutive.
Gardien impérial, Yassine Bounou a d’abord verrouillé sa cage comme un coffre-fort. Mbappé, Upamecano puis Doué se sont cassé les dents sur lui. Même une frappe lointaine de Lucas Digne a fini sur sa barre transversale. Surtout, Bounou a repoussé un pénalty tiré trop mollement par le capitaine français. Ce raté n’a cependant jamais fait vaciller la confiance de la France, bien au contraire.
Mbappé frappe deux fois, la digue cède enfin
À l’heure de jeu, l’attaquant du Real Madrid a signé l’un de ses gestes signatures. D’un enroulé précis, il a logé le ballon dans la lucarne opposée. Cinq minutes plus tard, il a offert le second but à Dembélé. D’un appel croisé, il a ouvert un boulevard pour le Ballon d’or. Ce dernier a ajusté Bounou du plat du pied, au sol. Sorti sur blessure en fin de rencontre, Mbappé a vite rassuré ses supporters. Il a confié avoir simplement pris un coup à la cheville.
Deschamps fait tourner, le score ne bouge plus
Fort de ce break, Deschamps a lancé Mateta, Barcola et Zaïre-Emery. Ce dernier disputait alors son premier match du tournoi. Malgré plusieurs occasions de creuser l’écart, le score est resté figé. Le Maroc a répliqué timidement, porté par un coup franc d’Hakimi en fin de première période. Mike Maignan a dû s’employer face à une frappe d’Ounahi. Mais le sort du match était déjà scellé depuis longtemps.
Cap sur Dallas pour affronter l’Espagne ou la Belgique
L’équipe de France a ainsi composté son billet pour Dallas. Elle y affrontera l’Espagne ou la Belgique, mardi 14 juillet, pour une place en finale. Pour ce sixième quart de finale depuis 1998, les Bleus confirment leur habitude du costume. Une seule fois, en 2014, ils avaient plié face à l’Allemagne. Cette fois, la mécanique tricolore a tourné sans grincer, portée par sa jeunesse dorée.







































