Mondial 2026: La France arrache son billet face au Paraguay pour les quarts au terme d’un « combat de rue »

Face au Paraguay, les Bleus ont troqué le beau jeu contre la rugosité. Résultat : une victoire étroite (1-0), mais amplement méritée.

Dès le coup d’envoi, l’ambiance sentait la poudre plus que la fête dans cette rencontre entre la France et le Paraguay. En effet, les Paraguayens avaient préparé un piège fait de charbon et de crampons. Ainsi, chaque ballon devenait un prétexte à la bagarre. Par ailleurs, la rencontre a viré au corps-à-corps permanent, loin des courbettes techniques habituelles. Ousmane Dembélé en a fait les frais dès la 35e minute, sa frappe déclenchant une échauffourée générale. Néanmoins, ni lui ni Michael Olise n’ont laissé leur samba dans cette bataille de tranchées.

Kylian Mbappé a résumé l’état d’esprit tricolore sans détour. Selon lui, son équipe savait aussi salir ses crampons quand la situation l’exigeait. De plus, il a insisté sur la supériorité française, même dans ce registre inhabituel. Rayan Cherki a renchéri avec malice, assumant qu’il fallait parfois se salir les mains sans calculer.

La discipline, arme secrète des Bleus

Malgré la provocation constante, la France a gardé son sang-froid comme une armure. Vingt-trois fautes ont ponctué la partie, un chiffre pourtant sous-évalué selon les spectateurs. Cependant, un seul carton jaune a sanctionné les Bleus, celui de Manu Koné en fin de match. Ce dernier payait une faute identique commise plus tôt sur Mbappé lui-même. William Saliba a d’ailleurs salué cette abnégation collective face aux tentatives de déstabilisation adverses. Finalement, l’équipe a terminé à onze, concentrée jusqu’au bout sur son objectif.

Étonnamment, le Paraguay n’a écopé d’aucun carton jaune face à l’équipe tricolore, une première depuis 1998 selon Opta. Pourtant, Matias Galarza et ses coéquipiers n’ont épargné aucun mollet tricolore. Le contraste entre statistiques et réalité du terrain frôle presque l’absurde.

Une qualification qui scelle une identité collective

Désiré Doué puis Kylian Mbappé ont fini par débloquer ce marathon de patience. Ainsi, quatre-vingt-dix minutes de rigueur ont trouvé leur juste récompense sur le tableau d’affichage. Didier Deschamps, visiblement soulagé, a savouré ce succès arraché dans la douleur. Il avait pourtant averti ses joueurs de rester souriants face aux provocations répétées. Meurtris mais unis, les Bleus ont célébré devant leur public avec une joie communicative. Pendant ce temps, Gustavo Gómez cherchait encore la petite bête sur la pelouse.

Cette victoire de la France confirme une vérité simple : un Mondial ne se gagne jamais sur le seul talent. Désormais, direction les quarts de finale face au Maroc, jeudi à 22 heures. La bande à Deschamps a prouvé qu’elle savait aussi gagner sans briller. Cette polyvalence de l’ équipe tricolore pourrait bien devenir sa plus grande force dans la suite du tournoi.

Roland Olouba Oyabi

Roland Olouba Oyabi

Journaliste multimédia, Directeur de Publication de Gabon Mail Infos, chroniqueur radio, diplômé de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille, de l'Université de Lille, de l'IAE Lille, de l'Université de Johannesburg et certifié réfèrent digital de l'école241 de Libreville. Meilleur journaliste gabonais en ligne Makongonio 2025.

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