Le 12 avril 2025 marque le grand rendez-vous présidentiel au Gabon. Les potentiels candidats à cette échéance électorale se prononcent progressivement, et tous doivent remplir un ensemble de critères pour être éligibles comme la déclaration des biens pour figurer sur la liste définitive des candidats à la prochaine élection présidentielle gabonaise.
La Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI) a rappelé aux prétendants à la magistrature suprême leur obligation de transparence patrimoniale. Dès le vendredi 28 février, ils devront retirer et remplir une fiche de déclaration de leurs biens, une condition cruciale pour valider leur candidature.
La déclaration des biens à la prochaine présidentielle pourrait probablement éliminer certains candidats, sachant que plusieurs hautes personnalités du pays ont souvent eu du mal à déclarer de manière transparente leurs biens, car la provenance de ceux-ci demeure souvent floue.
Dans un pays où la corruption a souvent été érigée en vertu, nombreux sont ceux qui ne sauraient justifier avec exactitude la provenance de leurs biens.
Cette obligation légale pour tous les candidats à la future présidentielle s’inscrit dans le cadre de la loi du 22 mars 2021, modifiant celle du 7 mai 2023, qui établit un régime strict de prévention et de répression de l’enrichissement illicite. Selon Nestor Mbou, président de la CNLCEI, cette déclaration est une mesure de transparence essentielle : « Tout candidat à une élection politique est tenu de déclarer son patrimoine. C’est une obligation légale et un gage de bonne gouvernance », a-t-il affirmé.
Les candidats doivent ainsi remplir et déposer leur fiche de déclaration des biens au siège de la CNLCEI entre le 3 et le 4 mars 2025. Un récépissé leur sera ensuite délivré entre le 6 et le 7 mars 2025, document indispensable pour la validation définitive de leur candidature.
Une procédure incontournable sous peine d’invalidation
L’absence de cette déclaration expose les candidats à une invalidation pure et simple de leur dossier. Cette disposition vise à garantir un processus électoral plus transparent et à lutter contre la corruption, une problématique récurrente dans la gouvernance gabonaise.
À l’annonce de cette condition, on peut imaginer combien de candidats ont été envahis par une sueur froide. On espère que cette fois-ci, ce désir de transparence ne sera pas appliqué de manière sélective. Il est nécessaire et important que la justice soit la même pour tous les candidats. Que l’égalité soit respectée pour tous les participants.











































