Le processus électoral pour la présidentielle gabonaise du 12 avril 2025 entre dans une phase décisive avec l’ouverture du dépôt des candidatures, ce 27 février, jusqu’au 8 mars. Parmi les figures émergentes de cette compétition politique, Michel Ongoundou Loundah, journaliste et fondateur de l’ancien magazine panafricain Le Gri-Gri International, prépare activement son entrée en lice selon Africa intelligence.
Dès la fin du mois de janvier, Michel Ongoundou Loundah, journaliste et Sénateur de la Transition, par ailleurs ancien proche collaborateur de Jean Ping, a pris une initiative déterminante en s’emparant des rênes du parti Réagir (Réappropriation du Gabon, de son Indépendance pour sa Reconstruction). Cette prise de contrôle fait suite à l’exclusion de François Ndong Obiang, ancien président du mouvement, qui avait suscité la controverse en appelant à soutenir la réforme constitutionnelle lors du référendum du 16 novembre 2024 (Africa Intelligence, 07/01/25).
Dans cette dynamique, le journaliste Michel Ongoundou Loundah a entamé une tournée à travers le pays, consolidant son ancrage local. Le 16 février, il a marqué une étape symbolique à Medouneu, dans le Woleu-Ntem (Nord), en rendant hommage à André Mba Obame, figure politique influente et ancien ministre sous Omar Bongo. Ce dernier, passé dans l’opposition sous le règne d’Ali Bongo, demeure une référence incontournable pour une frange de l’électorat gabonais (Africa Intelligence, 07/01/25).
Dans un paysage politique marqué par une diversité de candidatures, Michel Ongoundou Loundah s’impose comme un outsider déterminé.
Parmi ses adversaires potentiels figurent des poids lourds de la scène gabonaise tels que Alain Claude Bilie-By-Nze, ex-Premier ministre, Albert Ondo Ossa, ancien rival d’Ali Bongo, Pierre-Claver Maganga Moussavou, ex-vice-président, Ali Akbar Onanga Y’Obegue, ancien ministre, ainsi que le syndicaliste Jean-Rémy Yama (Africa Intelligence, 13/02/25).
Tous les candidats devront remplir une condition financière de taille : le versement d’une caution de 30 millions de francs CFA (environ 48 000 euros). Cet obstacle financier constitue un premier filtre, ne laissant place qu’aux prétendants disposant d’un solide soutien logistique et financier.
La candidature de Michel Ongoundou Loundah s’inscrit dans une stratégie de rupture avec l’ordre établi, tout en capitalisant sur l’héritage des figures de l’opposition historique. Reste à savoir si son ancrage politique récent et son passé de journaliste suffiront à lui ouvrir les portes de la plus haute fonction de l’État.











































