Mercredi 8 juillet, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a dressé le bilan de sa première session. Devant la presse et les chefs de quartier d’Akanda, le député a défendu sa transparence. Non-inscrit à l’Assemblée, faute de groupe parlementaire pour l’Union nationale, il siège pourtant ailleurs. Il représente en effet le Gabon au Parlement de la CEMAC. Là-bas, il préside une commission institutionnelle et des droits de l’Homme. Ainsi, son mandat dépasse largement le seul cadre national gabonais.
Sur 34 textes soumis, l’Assemblée en a adopté 22 cette session. Cependant, l’élu a marqué ses différences sur plusieurs dossiers sensibles. Il n’a pas voté le Code de la nationalité gabonaise. De même, il a rejeté la loi de finances rectificative 2026. Le Code de la communication a également suscité son opposition frontale. Selon lui, cette réforme légaliserait indirectement la coupure passée des réseaux sociaux, qu’il jugeait illégale. Pour le député, seule la justice doit encadrer les abus numériques. Ainsi, il préconise un traitement pénal classique des infractions commises en ligne.
Des réformes soutenues malgré les désaccords
À l’inverse, le parlementaire a soutenu plusieurs textes jugés utiles au pays. Il cite notamment le foncier, la modernisation de la justice et le renforcement hospitalier. L’archivage électronique et les nouveaux établissements publics figurent également parmi ses priorités affichées. Lors du débat budgétaire, il a interpellé le gouvernement sur les finances publiques. Selon lui, une action urgente s’impose désormais pour redresser durablement ce dossier précis.
Une démarche de proximité avec les électeurs
Par cette conférence, le député veut réaffirmer son engagement envers ses électeurs. Il rend ainsi régulièrement compte de son mandat aux populations d’Akanda, comme promis lors de son élection. Cette démarche traduit une volonté claire de redevabilité citoyenne. Elle illustre également une proximité affichée, malgré des positions parfois isolées au sein de l’hémicycle. Finalement, Ntoutoume Ayi assume pleinement ses choix, même à contre-courant de sa majorité.









































