Le 1er octobre 2024, la Table ronde des chefs d’entreprise États-Unis-Gabon, orchestrée par la Chambre de commerce des États-Unis et l’ANPI-Gabon, a marqué une étape cruciale dans les relations économiques bilatérales. Présidée par le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, cette rencontre a rassemblé des dirigeants d’entreprises et des représentants d’institutions financières telles que la Banque Mondiale. L’objectif principal était de dynamiser les échanges commerciaux et de renforcer les partenariats stratégiques entre les deux pays.
Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’énergie, les hydrocarbures, l’agriculture, la santé et le numérique. La signature de six mémorandums d’entente a confirmé la volonté des deux parties, le Gabon et les États-Unis d’Amérique de collaborer sur des projets concrets. Dans le domaine de l’énergie, par exemple, le Gabon pourrait tirer profit des technologies américaines de pointe pour moderniser ses infrastructures énergétiques. En agriculture, l’amélioration des rendements grâce à des investissements américains pourrait représenter une avancée significative pour l’économie rurale gabonaise car une entreprise gabonaise dans ce sens a été mise sur pied. Il s’agit de la Société d’agriculture et d’élevage du Gabon (SAEG), qui a pour vocation d’apporter l’autosuffisance alimentaire au Gabon très dépendant de l’extérieur.
Le lancement du Guide d’investissement du Gabon en Amérique a également été un point marquant, visant à encourager l’arrivée d’investisseurs américains sur le marché gabonais. En créant un environnement plus propice à l’investissement, ce guide renforce l’attrait du Gabon comme plateforme pour les affaires en Afrique centrale.
Cette Table ronde ouvre des perspectives économiques importantes pour le Gabon. Elle positionne le pays comme un carrefour d’investissements pour la région, tout en soutenant ses efforts de diversification économique. En s’appuyant sur ses nouvelles relations avec les États-Unis, le Gabon se dote d’outils pour améliorer ses infrastructures, renforcer son cadre réglementaire et promouvoir un développement durable, s’inscrivant dans la continuité des récents sommets économiques Gabon-France et Gabon-Chine.


























