Le ranch de la Société gabonaise de développement de l’élevage (SOGADEL), situé à Ndendé dans la province de la Ngounié, s’apprête à recevoir un cheptel de 1000 zébus en provenance du Brésil, comme annoncé par le Premier ministre Raymond Ndong Sima lors de sa visite du 2 octobre 2024. Cette importation massive s’inscrit dans la volonté du Gabon de réduire sa dépendance aux importations de viande congelée, principalement en provenance du Brésil et d’autres pays d’Amérique et d’Europe.
Au cours de cette visite, le chef du gouvernement a pris acte des avancées concernant l’aménagement de 300 hectares de pâturage, destinés à accueillir ces bovins d’origine tropicale. Ces travaux, en cours de finalisation, visent à garantir une alimentation suffisante pour ce cheptel, tout en contribuant à la production locale de lait et de viande. Un vaste projet de culture de fourrage, comprenant 100 hectares de maïs et 100 hectares de soja, a également été planifié afin de répondre aux besoins alimentaires du cheptel.
Ce projet de relance de l’élevage des zébus sera désormais supervisé par la Société Agro Pastorale du Gabon (AGROPAG). Il s’inscrit dans la stratégie nationale d’autosuffisance alimentaire, avec pour objectif de renforcer le secteur agroalimentaire gabonais et de limiter les importations massives de denrées alimentaires.
Le zébu, espèce bovine tropicale (Bos taurus indicus L.), est un animal résistant et adapté aux conditions climatiques du Gabon. Sa production laitière, son cuir, ainsi que sa longévité, estimée à environ vingt ans, en font une espèce idéale pour le développement d’une filière bovine durable. De plus, les capacités d’hybridation du zébu avec d’autres races bovines offrent des perspectives prometteuses pour l’amélioration des cheptels locaux.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Jonathan Ignoumba, a réaffirmé, lors de l’installation de l’exécutif de la Société d’agriculture et d’élevage Gabon, la nécessité pour le Gabon de devenir autosuffisant sur le plan alimentaire avant la fin de l’année 2025. Actuellement, le pays importe pour plus de 400 milliards de FCFA de produits alimentaires, une situation que ce projet ambitionne de renverser en diversifiant les sources de production locale.


























