La clôture des assises du Dialogue national inclusif, ce mardi 30 avril 2024 au Palais du bord de mer, a été marquée par des décisions historiques, dont la suspension du Parti démocratique gabonais (PDG) et l’inéligibilité de ses cadres, en poste depuis 2016, ainsi que ses partis alliés, avec à la clé des éventuelles poursuites judiciaires.
Annoncée lors de la grande plénière du Dialogue national inclusif d’Angondjé le 27 avril dernier, la suspension du PDG et l’inéligibilité de ses cadres ainsi que ceux des partis alliés a été confirmée par le rapporteur général, Murielle Minkoue épouse Mintsa. Cette mesure frappe les responsables pour les trois prochaines années. « Frapper d’inéligibilité les anciens et actuels du Parti démocratique gabonais (PDG) notamment le président du parti, secrétariat exécutif, Bureau politique, Comité permanent, conseiller du distingué camarade, conseil consultatif des sages et des partis alliés de 2016 à 2023 aux prochaines élections », a souligné Murielle Minkoue épouse Mintsa, suscitant des applaudissements nourris de l’assistance.
Les Gabonais estiment que le PDG mérite ce qui lui arrive car pendant 56 ans, ce parti créé par l’ancien président Omar Bongo Ondimba, n’a pas permis au Gabon de se développer malgré ses ressources naturelles abondantes. Au contraire, le PDG a plongé le pays dans un état chaotique, le ridiculisant sur la scène internationale tout en anéantissant la démocratie selon l’avis de Jacques Roungou, président du parti du peuple uni (PPU). Selon Joël Ngoueneni Ndzengouma, Député de la Transition, les « autres partis politiques ne peuvent subir le même sort que le PDG qui a gaspillé le pays ».
Dans la même veine, plusieurs enquêtes seront ouvertes contre les anciens et actuels dirigeants du PDG, le cas échéant.
De nombreux Gabonais « encouragent également des excuses publiques de la part du PDG envers le peuple gabonais » selon le rapporteur général du Dialogue national inclusif, Murielle Minkoue épse Mintsa. Ce peuple a subi de nombreuses injustices et brimades de la part de ce parti que Jean-Aimé Mouketou, activiste, ancien exilé politique et commissaire au DNI qualifie de » parti venu droit des ténèbres « . Ces résolutions du Dialogue national inclusif d’Angondjé, réclamées par le peuple gabonais, rendent inéligibles les cadres du PDG pour les trois prochaines années. Dans tous les cas, cette actualité va être abondamment débattue dans tout le pays et ailleurs.


























