Les conclusions du Dialogue national inclusif d’Angondjé ont été officiellement divulguées lors d’une cérémonie solennelle ce mardi 30 avril 2024 au palais présidentiel, en présence du président de la Transition, Brice Oligui Nguema, et de son homologue centrafricain, le Pr Faustin-Archange Touadéra. Une annonce qui établit de nouvelles directives pour tout candidat à l’élection présidentielle au Gabon, désormais astreints à plusieurs conditions strictes comme, « Être né de père et de mère gabonais d’origine ».
Désormais, être candidat à l’élection présidentielle au Gabon est interdit à tous les binationaux, aux gabonais gabonais d’adoption et ceux dans des mariages mixtes avec des expatriés. « Sur l’élection présidentielle, pour être candidat, il est nécessaire de remplir les conditions suivantes : être né de père et de mère gabonais d’origine; avoir un âge minimum de 35 ans et un âge maximum de 70 ans; être jugé apte à exercer la fonction présidentielle ; jouir de ses droits civiques et politique ; être marié à un gabonais ou gabonaise d’origine ; avoir résidé au Gabon au moins 3 ans sans discontinuité avant l’élection« , a énuméré Murielle Minkoue épse Mintsa, rapporteur général du DNI, devant une audience de plus de 1000 personnalités triées sur le volet à la présidence de la République, venues prendre connaissance des conclusions du dialogue ayant animé Angondjé pendant plus de trois semaines.
L’ombre du règne d’Ali Bongo Ondimba, marqué par des interrogations persistantes sur ses origines gabonaises et des incertitudes liées à ses multiples actes de naissance lors des élections présidentielles, a profondément marqué les Gabonais.
De même, les manœuvres de Sylvia Bongo Ondimba pour maintenir la présidence face à la maladie de son époux ont incité à durcir les critères d’accès à la fonction présidentielle. « Concernant le statut du ou des conjoints du chef de l’Etat, soucieux de prévenir les dérives et la confusion de genres au sommet de l’État, les commissaires décident d’encadrer du ou des conjoints du chef de l’État« , a précisé le Rapporteur général du Dialogue national inclusif.
Ces nouvelles conditions excluent désormais des personnalités telles que Barro Chambrier, Jean Ping et d’autres prétendants à la magistrature suprême.










































