Le 11 décembre 2023, le Comité pour la Transition et la restauration des institutions (CTRI) proclamait l’octroi de 500 postes budgétaires aux agents des médias publics, dans le dessein de les affranchir de la précarité sociale qui sévissait parmi eux depuis des lustres. Quatre mois et seize jours plus tard, aucun des agents concernés n’a encore reçu l’assignation de son poste budgétaire.
Au sein du ministère de la Communication et des Médias, spécifiquement parmi les agents des médias publics, les promesses faites par les nouvelles autorités semblent n’être que chimères. Tel est le cas des 500 postes budgétaires annoncés en faveur des agents des médias publics au Gabon en décembre dernier.
Aujourd’hui, quatre mois et plus de seize jours après, les agents concernés par ces postes budgétaires demeurent dans l’expectative, toujours non intégrés dans la fonction publique. Une situation divergente de celle des autres départements ministériels ayant également bénéficié des postes budgétaires octroyés par le président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguèma.
Notamment le ministère de l’Éducation nationale et celui de la Santé, où, quelques jours après l’annonce du CTRI et le dépôt des dossiers, les agents concernés furent rapidement pris en compte par la Fonction publique. Devant cet état de fait, il est impérieux de s’interroger sur les écueils entravant le dossier des 500 postes budgétaires des agents des médias publics, dont le ministre de la Communication et des Médias, Laurence Ndong, rapportait lors d’une entrevue accordée à notre confrère l’Agence Gabonaise de presse (AGP), dans le cadre des émissions du Dialogue national inclusif, que plus de 250 dossiers avaient été déposés au ministère de la Fonction publique. Cependant, aucune avancée significative n’a été constatée.
Quelle est donc l’origine de cette inertie du côté du ministère de la Fonction publique, alors que ces cinq cents postes budgétaires découlent d’une décision présidentielle relevant de la Transition et ne devraient donc subir aucune entrave ?
Devons-nous soupçonner un boycott à l’encontre du ministre de la Communication et des Médias, Laurence Ndong, ou à l’encontre de la Transition, alors même que les autorités du pays prônent la réhabilitation de la dignité des Gabonais, laquelle passe indubitablement par un emploi stable et une rétribution décente ?
Pour l’heure, ces questions demeurent sans réponse précise. Il est grand temps que ce dossier prenne de l’ampleur et que ces Gabonais, œuvrant depuis des années pour le pays en tant que quatrième pouvoir, accèdent enfin à leurs postes budgétaires. Cela pourrait constituer une source de motivation et d’efficacité accrue dans l’exercice de leurs fonctions professionnelles quotidiennes.

























