Le mardi 30 avril 2024 a été un jour historique pour le Gabon avec la remise au président de la Transition, Brice Oligui Nguema des conclusions du Dialogue national inclusif qui s’est déroulé du 02 au 30 avril 2024 à Angondjé avec au final 1000 propositions pour transformer le Gabon. Au nombre de ces conclusions la suppression du poste de Premier ministre pour que le président de la République rende lui-même compte devant le Parlement de sa gestion du pays.
Désormais plus de Bilie-By-Nze, Premier ministre exercé au débat, de Jean François Ntoutoume Emane, un parfait chantre pour son chef de président de la République ou un certain Julien Nkoghe Bekale, nommé dans le flou de l’indisponibilité temporaire de son chef et choisi par son directeur de cabinet, par ailleurs messager intime. C’est la volonté du peuple souverain exprimé à Angondjé lors du Dialogue national inclusif. Le président de la République, chef de l’Etat, cumule aussi le rôle de chef de gouvernement.
« S’agissant du régime et des institutions:
Soucieux de choisir un régime politique qui garantisse le meilleur fonctionnement des institutions de la République, les commissaires adoptent les conclusions suivantes: un pouvoir exécutif monocephal dans lequel le président de la République assume les fonctions de chef de l’Etat et de chef de gouvernement. Il nomme le vice-président de la République », a déclaré Murielle Minkoue épse Mintsa.
On ne sera plus loin du modèle américain, sud-africain et bien d’autres où le président de la République sera lui-même face aux députés et sénateurs réunis en congrès pour l’écouter.
En effet, vis-à-vis du congrès, il doit convaincre, persuader, démontrer que ce qu’il propose ne concourt pas seulement à l’intérêt de ceux qui le soutiennent, mais est aussi dans l’intérêt de ceux auxquels il s’adresse, autrement dit que sa politique est conforme à l’intérêt de tous, qu’elle est d’intérêt général. Le leadership n’est rien d’autre que cette capacité à persuader, ce talent à convaincre.
Dans le cas d’absence de Premier ministre pour le président de la République, ses opposants n’auront plus d’intermédiaires pour lui dire tout le bien qu’ils pensent de sa gouvernance du pays. C’est donc la fin de règne d’un Premier ministre, sans véritable marge de manœuvre, à qui tout est dicté depuis le Palais, comme Bilie-By-Nze, où celui qui s’accapare des pleins pouvoirs, grâce à l’incompétence du président de la République, à l’instar de Paul Biyoghe Mba.
Si ce choix du peuple, exprimé par le Dialogue national inclusif, venait à passer par le référendum, on pourrait souhaiter dire bienvenue au véritable débat politique. Adieu le règne du népotisme et des incompétents qui font décider le président de la République de tous!

























