Le 13 mai 2026, la consultation publique de Nkoltang a marqué un tournant décisif. La gouverneure de l’Estuaire, Marie Françoise Dikoumba, a présenté le futur centre d’enfouissement technique aux habitants. Ce projet de 75 hectares ambitionne de moderniser durablement la gestion des déchets du Grand Libreville.
Une infrastructure attendue face aux limites de Mindoubé
La décharge de Mindoubé atteint progressivement ses limites de saturation. Face à ce constat, les autorités provinciales ont engagé un projet structurant d’envergure. Le futur centre d’enfouissement technique (CET) de Nkoltang doit prendre le relais. En outre, il intégrera un centre de valorisation et de traitement des déchets. Ainsi, la filière entière bénéficiera d’une modernisation profonde et durable.
75 hectares pour répondre à la croissance urbaine
La gouverneure Dikoumba a insisté sur l’urgence démographique qui justifie ce projet de gestion des déchets . Le Grand Libreville connaît une expansion rapide et continue. Dès lors, les infrastructures actuelles ne suffisent plus à absorber les volumes produits. Le site de 75 hectares prévoit des technologies de traitement plus sûres. De plus, il vise à réduire significativement les impacts environnementaux de la filière. Cette orientation s’inscrit pleinement dans une stratégie de transition écologique territoriale.
Des riverains entre espoir et inquiétudes légitimes
La consultation sur la gestion des déchets a révélé des préoccupations sociales fortes parmi les habitants. La voie d’accès au site traverse des zones densément habitées. Par conséquent, des familles installées depuis des années craignent des déplacements forcés. Les autorités ont annoncé des mesures de relogement concrètes. Notamment, l’attribution de terrains sécurisés par titres fonciers a été confirmée. En parallèle, un suivi social continu accompagnera chaque ménage concerné par ces transferts.
Emploi local et transparence au cœur des revendications
Les chefs de quartiers, les jeunes et les habitants ont exprimé des attentes économiques précises. L’accès à l’emploi local figure en tête de leurs priorités. À cela s’ajoute une exigence claire de transparence dans les procédures de recrutement. Les enjeux sanitaires ont également mobilisé les interventions des participants. En effet, la gestion des odeurs, des lixiviats et des risques de pollution reste une préoccupation centrale. Ces questions de gestion des déchets traduisent une vigilance accrue des communautés face aux risques environnementaux.
Un test de gouvernance pour les autorités de l’Estuaire
Ce projet gestion des déchets révèle les tensions propres à toute modernisation territoriale ambitieuse. Concilier performance technique et protection des riverains demeure un défi majeur. Cependant, la réussite du CET de Nkoltang ne dépendra pas que de ses équipements. Elle exigera un dialogue constant, transparent et crédible avec les populations. À terme, ce centre pourra devenir un modèle de gouvernance environnementale au Gabon. Finalement, c’est la confiance entre autorités et citoyens qui déterminera la portée réelle de ce projet.






















