Dans un droit de réponse adressé à la rédaction d’Info’Africar, Sylvie Bindang épse Ombango, directeur par intérim du Centre national de gérontologie et gériatrie (CNGG), contre-attaque après des affabulations publiées à son encontre. Elle s’insurge, preuves à l’appui, contre ce qu’elle considère comme une gestion épinière, entachée de favoritisme au sein d’une Institution étatique.
Des promotions fantaisistes à des personnes aux qualifications douteuses.
L’intérimaire affirme être victime d’une arnaque où « le népotisme et le favoritisme en faveur des copains et coquins bientôt aux consanguins » priment sur la compétence et la déontologie administrative.
Comme preuves elle égrène le chapelet promotionnel de Judicaël Mombo Mombo : Fonctionnaire de catégorie A2, du corps des éducateurs spécialisés au ministère des Affaires sociales, il est devenu, coup sur coup, fonctionnaire au ministère de la Santé, gestionnaire des hôpitaux, Chef de service administratif et financier au CNGG et sans respect des normes et procédures, aujourd’hui, l’homme occupe les fonctions de directeur du CNGG », responsabilités qui requièrent une nomination en Conseil des ministres et encadrées par le décret N°054. Ses prédécesseurs, tous administrateurs de Santé catégorie A Hiérarchie A1, ont été soumis aux exigences du décret 054.
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Elle pointe également du doigt. Dame Jeanne Chantal Nkonovono épse Obiang Nguema, promue au poste sur mesure de Surveillante générale, sans compétence requise : « Son parcours inachevé d’infirmière assistante doit-il lui permettre d’occuper ce poste ? »
Des décisions administratives contestables
L’intérimaire relève des incohérences administratives et soulignent des graves irrégularités, destinées à compromettre les actions du CTRI : « pourquoi la décision N°001017 du 28 juin 2024, qui me désigne comme intérimaire, est-elle différente en tout point de la décision N°002073 du 31 décembre 2024 qui affecte Judicaël Mombo Mombo aux mêmes fonctions ? ».
Elle évoque également des actes de falsification des documents, l’objectif inavoué étant de l’écarter sans notification, sans motif, ni mobile clair.

Une passation de service forcée et une humiliation programmée
L’intérimaire décrit la mise en scène orchestrée pour la discréditer : « Je tiens à dire aussi, que je n’ai pas choisi de déménager furtivement, encore moins le weekend : d’ailleurs, comment cela aurait-il été possible, d’autant que Sieur Judicaël Mombo Mombo avait déjà changé les serrures et détenait les clefs ? ».
Elle affirme avoir été conviée le dimanche 12 janvier 2025 et contrainte d’obéir aux ordres de son supérieur, en pleine convalescence : « C’est sous la contrainte de mon chef hiérarchique que je suis tirée de ma convalescence ». Elle évoque aussi son interrogatoire au ministère de la Santé, le 24 Decembre 2024, où elle a été convoquée « pour être humiliée« , en présence de Judicaël Mombo Mombo, que faisait-il là ?
Outre les nominations controversées, l’intérimaire met en lumière l’opacité en matière de gestion : « C’est sieur Judicaël Mombo Mombo qui a toujours détenu les quittanciers, les facturiers et tous les autres documents comptables, scannant à l’occasion les signatures« . Elle affirme que malgré ses signalements, « la hiérarchie qui en était informée, n’a rien fait ».
Elle dénonce enfin son interpellation par les services de sécurité ; la méthode, une pseudo-procédure dite de dénonciation qu’elle qualifie de manipulation destinée à la faire taire : « Dans leur volonté de me nuire et tenter d’étouffer à jamais la vérité, ils m’ont fait interpeller […] par une pseudo-procédure qualifiée de dénonciation, pas de plainte, pas de plaignant, pas de convocation ».
Une affaire qui interpelle le Patron de l’administration Gabonaise dont la dernière sortie apparaît comme prémonitoire. Le Directeur par intérim conclut en rappelant ; que le projet du décret de nomination la confirmant dans ses fonctions, est encore sur le bureau du ministre ; que rien n’empêche l’autorité de mettre de l’ordre au CNGG, en ramenant les choses comme avant.
« Car les faits énumérés sont graves, la place de Judicaël Mombo Mombo est en prison. Quant au ministre de la Santé, il devra tirer les conséquences, toutes les conséquences de fait et de droit, sur les agissements de celui qui passe pour être son protégé ».
Face à ces dénonciations, les réactions officielles se font attendre. Mais une chose est sûre : l’affaire du CNGG n’est pas un fait isolé, c’est une pratique courante au sein de l’administration gabonaise, qui pour cette va faire couler encore beaucoup d’encre et permettre de nettoyer les écuries d’Augias.


























