Le samedi 22 février, la ministre d’État de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a présidé la cérémonie de clôture des travaux du Plan Sectoriel de l’Éducation Intérimaire (PSEI). En présence des principaux acteurs du secteur éducatif du Gabon, des représentants de l’UNESCO et des partenaires financiers, cette rencontre a marqué une étape cruciale dans l’élaboration d’une stratégie nationale cohérente et ambitieuse.
Dans son discours, la ministre a exprimé sa gratitude envers tous ceux qui ont contribué à l’élaboration de ce document stratégique, soulignant que « le présent atelier nous a permis, avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, de relever le défi du développement de notre système éducatif à travers la réalisation d’un plan sectoriel holistique et crédible ».
Ce projet s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités du pays, notamment celle du Président de la Transition, le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, dont l’objectif est de « doter le Gabon d’un système éducatif performant et crédible », conformément aux engagements internationaux pris par le gouvernement, sous la direction du Premier ministre Raymond Ndong Sima.
Un projet structurant au cœur des objectifs internationaux
L’engagement du Gabon en faveur de l’Objectif de Développement Durable 4 (ODD 4), qui vise à garantir un accès équitable à une éducation de qualité, a été réaffirmé tout au long des travaux. Séraphine Memine Me Zue, responsable administrative du programme Éducation, a salué les efforts conjoints qui ont permis d’aboutir à un document de référence. Selon elle, « cet atelier constitue une avancée majeure pour la réforme du système éducatif gabonais et témoigne d’une volonté politique forte ».

Ce plan sectoriel n’est pas qu’un simple document stratégique : il constitue un véritable outil de pilotage et de gouvernance qui permettra de mobiliser des financements nationaux et internationaux pour la mise en œuvre des réformes nécessaires.
L’appui de l’UNESCO, garant d’une réforme efficace
Moussa Hamani, responsable des programmes de l’UNESCO à Yaoundé, a mis en avant le rôle clé de l’institution dans ce processus. Il a rappelé à Libreville au Gabon que « l’UNESCO apporte un appui technique aux pays membres pour élaborer des diagnostics éclairés et définir des stratégies adaptées aux défis spécifiques de chaque système éducatif ».
Dans le cas du Gabon, ce travail a permis d’identifier les besoins en ressources humaines, financières et infrastructurelles pour combler les lacunes existantes. À travers cette démarche, le document final servira de plaidoyer pour attirer des financements supplémentaires de la Banque mondiale, de l’Agence Française de Développement (AFD) et d’autres partenaires internationaux.
Une feuille de route pour l’avenir
En conclusion, la ministre Camélia Ntoutoume Leclercq a insisté sur l’importance des recommandations issues de l’atelier, affirmant que « ces travaux nous permettront d’affiner une stratégie nationale proactive, impactant positivement l’ensemble du système éducatif gabonais ».
L’objectif est clair : réduire le déficit d’investissement dans l’éducation d’ici 2030, grâce à une mobilisation sans précédent des acteurs nationaux et internationaux. Avec cette ambition affirmée et l’engagement renouvelé des parties prenantes comme l’UNESCO, le Gabon se positionne résolument sur la voie d’une éducation plus inclusive et performante.


























