Lors d’un entretien avec le magazine Jeune Afrique, le président de la transition a rappelé que « la présence militaire française est le résultat d’un accord entre la France et le Gabon ». Cette déclaration a suscité de nombreuses interrogations et réactions au sein de l’opinion nationale. Elle s’intéresse
Il est crucial de souligner que ce sujet avait été évoqué lors du dialogue national inclusif de novembre dernier, mais traité de manière peu prioritaire. Actuellement, l’Afrique semble ouvrir les yeux sur des réalités qui ont longtemps maintenu plusieurs de nos pays dans un état de dépendance.
En effet, dans une période où des pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger semblent se détacher de la tutelle coloniale en s’attaquant aux véritables problèmes de leurs peuples, beaucoup se demandent si le coup de libération du 30 août 2023 dernier est véritablement une libération ou simplement un changement de tutelle pour une nation impérialiste qui adapte sa malice aux réalités actuelles.
« Alors que partout en Afrique ces accords sont en train d’être dénoncés, annulés, nous, nous les confortons avec ce genre de déclaration. M. le Président, ayez le courage de dénoncer ces accords comme beaucoup sont en train de le faire… », déclare Eyess.
Selon le chef de l’État gabonais, cet accord est régi par des modalités claires et a une durée de cinq ans renouvelable.
Les populations s’interrogent sur le type d’accord en question et sur les avantages qu’il aurait apportés à notre pays. Beaucoup se demandent de quel accord il s’agit exactement.
« Quand des accords n’apportent rien de positif au pays, on les rompt pour être véritablement souverain comme les pays de l’AES l’ont fait. Sinon, à quand les bases militaires gabonaises en France », s’interroge Lauraine.
Cette affirmation du président de la transition ne semble pas convaincre une bonne partie de l’opinion nationale. En cette période d’éveil africain, il est plus que jamais important que la souveraineté de notre nation soit vécue par tous les Gabonais. Cette souveraineté, longtemps prônée par le nouveau pouvoir, semble pour beaucoup aller dans tous les sens, avec des sphères économiques et politiques toujours sous l’emprise de certains.
« Honte de vivre dans un pays encore colonisé en 2025. Peu importe le temps que cela prendra, la vraie révolution aura lieu et soyez du bon côté de l’histoire, monsieur le Président », affirme Atomo.
Beaucoup espèrent encore que la libération du 30 août 2023 ne soit pas un canular. Aujourd’hui, les citoyens souhaitent comprendre ce qui se cache derrière cet accord, pourquoi maintenir une base militaire étrangère dans un pays souverain? En cette période où la jeunesse africaine s’éveille et où l’Occident dévoile ouvertement son désir de maintenir son influence sur le continent, il est nécessaire que nos dirigeants ne soient plus des pions au service de l’Occident. Nous restons confiants et espérons que cette affirmation ne confirme pas la pensées qui domine l’opinion nationale, celle d’une servitude renouvelée à la puissance coloniale.


























