Ce mardi 21 octobre 2025, le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu en audience au palais Rénovation M. Yaya Konaté, responsable du groupe Portéo, et Wang Xinhuai, vice-président Afrique de l’Ouest et centre du groupe Sinohydro. En présence du ministre des travaux Publics, Edgard Moukoumbi, les échanges ont porté sur l’état d’avancement des chantiers routiers Ndendé-Doussala et Alembe-Mikouyi, deux projets phares du maillage territorial et du développement des infrastructures au Gabon.
Les routes Ndendé-Doussala et Alembe-Mikouyi ne sont pas de simples infrastructures : elles constituent des axes de désenclavement essentiels et des corridors économiques majeurs pour relier les provinces du sud et du centre-est, tout en facilitant les échanges commerciaux avec la République Démocratique du Congo (RDC).
Ces chantiers, inscrits dans la vision de transformation économique portée par le chef de l’État, traduisent la volonté du gouvernement de rééquilibrer le développement du territoire et d’assurer la libre circulation des biens et des personnes.
Face aux retards accumulés dans l’exécution des travaux, les représentants des groupes Portéo et Sinohydro ont présenté au Président de la République les mesures correctives entreprises pour redynamiser les chantiers. Les deux responsables ont réaffirmé leur engagement à respecter les nouveaux délais, tout en garantissant des standards de qualité élevés.
Cette démarche s’inscrit dans une exigence présidentielle de performance, plusieurs fois rappelée par le Chef de l’État depuis son accession au pouvoir : « Aucun projet d’intérêt public ne doit être pris à la légère. Chaque route, chaque pont, chaque école doit être livrée dans les règles de l’art, pour servir durablement le peuple gabonais. »
Lors de cette audience, le président Oligui Nguema a particulièrement insisté sur un point fondamental : l’implication des travailleurs gabonais dans la réalisation de ces projets.
Selon lui, il ne s’agit pas seulement de construire des routes, mais de construire une nation active et consciente de son propre développement. En intégrant davantage de main-d’œuvre locale, ces chantiers deviennent des espaces de formation, d’emploi et de transfert de compétences.
« Nos jeunes doivent être sur les chantiers, pas au bord des routes. Ce sont eux qui bâtiront le Gabon de demain », a déclaré le chef de l’État, dans un ton ferme mais mobilisateur.
Cette rencontre traduit aussi la volonté de l’exécutif de maintenir la pression sur les opérateurs techniques tout en favorisant la transparence dans le suivi des grands travaux.
Dans un contexte où les citoyens exigent des résultats concrets, la présidence entend imposer une culture de reddition des comptes et de rigueur dans la dépense publique.
Ainsi, au-delà du simple suivi technique, c’est une philosophie de gouvernance qui s’affirme : celle d’un État qui veille à ce que chaque franc investi produise un impact visible et durable.
Cette rencontre illustre une fois de plus la posture volontariste du président Oligui Nguema face aux enjeux d’infrastructure et de souveraineté économique. En insistant sur l’emploi local et la qualité des travaux, il envoie un message clair aux entreprises étrangères : le Gabon ne se contente plus de projets livrés tardivement ou bâclés.
Dans les villages de lambaréné, on dit souvent : « Celui qui veut traverser l’Ogooue ne s’endort pas sur la rive. »
Autrement dit, le développement ne se décrète pas : il se construit, pas à pas, avec rigueur, persévérance et responsabilité collective.


























