Le samedi 25 octobre 2025, l’Université Omar Bongo (UOB) a abrité la rentrée académique 2025-2026 du Master Histoire des Relations internationales, en présence du vice-recteur, le Pr Jean-François Owaye, de plusieurs enseignants, et d’anciens étudiants désormais insérés ou consultants dans des organisations internationales. L’événement, placé sous le signe de l’excellence et de l’ouverture, a également permis la présentation des parcours métiers et des débouchés liés à cette formation d’élite.
Selon le Pr Owaye, « les étudiants sont de moins en moins sensibilisés aux métiers de l’international ». Or, souligne-t-il, « il existe une foultitude de possibilités, notamment dans les diplomaties nouvelles qui complètent la diplomatie traditionnelle ». Pour lui, la diplomatie numérique s’impose désormais comme un champ incontournable : « Il est aujourd’hui quasiment impossible pour un diplomate d’exercer sans recours aux NTIC. » L’université entend donc encourager les étudiants à se spécialiser dans ces domaines émergents afin qu’ils puissent « défendre le pays sur les enjeux du numérique ».
Dans son allocution, le Dr Andy Félix Makindey Nze Nguema, coordonnateur du Master, a exprimé sa fierté d’accueillir cette première rentrée solennelle : « C’est un plaisir de voir autant de personnes passionnées par l’étude des relations internationales. » Il a rappelé que cette discipline vise à former « des hommes et des femmes bien outillés en analyse, en recherche et en pensée critique ». Le Master prépare ainsi à des carrières « dans les ministères, les organisations internationales et les think tanks ».

Deux innovations majeures ont été annoncées : la révision du régime des études sur la base des décisions décanales n°470 et 471 du 27 juillet 2024, et l’adoption de nouvelles normes pédagogiques inspirées du CAMES. « Les étudiants devront désormais rédiger leurs mémoires de recherche selon les standards internationaux », a précisé le Dr Makindey.
De son côté, le Dr Ghislain Claude Essabe, directeur des Relations parlementaires à l’Assemblée nationale, a tenu à « dissiper le mythe selon lequel les sciences sociales n’auraient plus de débouchés ». Pour lui, « toutes les sciences aboutissent à des métiers », à condition d’avoir « une orientation claire et une volonté affirmée ». Il a exhorté les étudiants à « ne pas se complexer » et à « faire des choix de recherche stratégiques, axés sur les besoins du pays ».
Le Dr Aimé Mfoulanghanguy, assistant au département de sciences politiques, a quant à lui expliqué que « le ministère des Affaires étrangères reste accessible, notamment par le concours d’entrée à l’ENA ». Il a néanmoins averti que « les organisations internationales exigent davantage d’expérience et d’expertise ». Il a encouragé les étudiants à « développer leur autonomie intellectuelle et à envisager l’auto-emploi dans le conseil ou le consulting ».
Au nom de ses pairs, Matsanga Wilcia, étudiante en Master 2, a exprimé « un profond honneur et une vive émotion » pour cette rentrée symbolisant « l’engagement académique et intellectuel de toute une génération ». Selon elle, « le Master Histoire des Relations Internationales ne se limite pas à l’étude du passé : il constitue un outil d’analyse pour comprendre les dynamiques mondiales actuelles et imaginer des solutions durables ».
La cérémonie s’est conclue sur une note d’espoir, marquée par les témoignages d’anciens étudiants devenus diplomates, venus rappeler qu’« avec de la rigueur et de la passion, il est possible de porter haut les couleurs du Gabon dans les instances internationales ».


























