La société C2N2I, autrefois plongée dans l’impasse, amorce une transformation notable sous la gestion du groupe Ebomaf. Depuis le début de sa concession, effective le 5 janvier 2025, Ebomaf, avec le soutien de la nouvelle direction générale, s’attelle à redresser cette entreprise en difficulté. Le premier acte concret de ce redressement réside dans le paiement de deux mois de salaires aux employés, en dépit des 19 mois d’arriérés accumulés. Si cette somme paraît modeste, elle incarne une dynamique nouvelle et une volonté de restaurer la dignité des agents.
Le Capitaine de Frégate Ghislain Moussavou Moussavou et le Commandant Alexis Mpiga, désormais à la tête de la direction générale, se sont fixé pour mission de restructurer juridiquement, opérationnellement et de changer radicalement l’image de la C2N2I. Leur premier défi est d’assurer la mise en conformité juridique de cette société, jusqu’ici inexistante dans la nomenclature de la reconnaissance des entreprises au plan légal. Cette étape essentielle permettra à C2N2I de redevenir pleinement fonctionnelle et d’exploiter des infrastructures portuaires adaptées.
Pour des raisons d’amélioration des activités Ebomaf a récemment acquis deux navires en Turquie, le troisième serait en route, mais ces derniers se révèlent incompatibles avec les quais existants au Port Môle Libreville et Port-Gentil et à Acaé. Pour pallier cette inadéquation, il devient impératif de disposer de nouveaux espaces portuaires spécifiquement aménagés. Ce projet se heurte toutefois à des résistances, notamment de la part de Satram, qui contrôle actuellement des zones stratégiques. Cette situation pose un défi de souveraineté à l’État gabonais, qui doit impérativement garantir à Ebomaf des infrastructures adaptées pour ses ambitions.
La nouvelle direction, en collaboration avec l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), travaille à l’obtention de titres fonciers permettant de sécuriser ces espaces portuaires. Une déclaration de domaine d’utilité publique pourrait également être envisagée pour récupérer ces parcelles, parfois prises en otage par des litiges financiers. La résolution de cette problématique, attendue avant avril 2025, conditionne la réussite du projet de concession d’une durée de 25 ans, au terme duquel l’ensemble des infrastructures reviendra au Gabon.
Parallèlement, Ebomaf s’engage à régler intégralement les arriérés de salaires selon un plan concerté avec le personnel. Après le paiement initial de deux mois, une stratégie progressive permettra de solder les 17 mois restants. Cet effort a déjà eu pour effet de dissiper les tensions sociales. Les employés, soutenus par leurs délégués syndicaux, ont accepté de lever leur piquet de grève après plusieurs semaines de mobilisation devant la direction générale.
Les efforts conjugués d’Ebomaf, de M.Ghislain Moussavou Moussavou et M.Alexis Mpiga, mais surtout sous les instructions de President de la Republique President Transition , Chef de l’Etat le Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema redonnent espoir à une entreprise au bord du gouffre. L’audit prévu et les négociations en cours illustrent une volonté de transparence et de gestion rigoureuse. Ce combat, bien que complexe, porte des germes d’un renouveau prometteur, dans l’intérêt des employés, des partenaires et de l’économie nationale.


























