Une importante délégation de l’Union pétrolière gabonaise (UPEGA), représentant l’ensemble des sociétés pétrolières privées opérant au Gabon, a tenu, ce 20 janvier 2025, une séance de travail stratégique avec Marcel Abéké, ministre du Pétrole, dans les locaux de l’immeuble du Pétrole. Cette rencontre, marquant un jalon significatif dans les relations entre le ministère et le secteur pétrolier, avait pour objet d’examiner les réformes en cours et de renforcer les bases de coopération.
Pour le ministre Marcel Abéké, il s’agissait d’une première rencontre officielle avec les acteurs pétroliers depuis sa nomination. Les discussions ont porté sur l’impact des réorganisations internes du ministère, notamment dans les directions techniques, ainsi que sur les nouvelles modalités de fonctionnement. Selon ses propos : « Il était tout à fait important que nous puissions expliquer aux principaux opérateurs les motifs de cette réorganisation et les nouvelles modalités qui en découlent. »
Cette réorganisation a notamment conduit à la création de trois nouvelles directions générales au sein de l’ex-DGH (Direction Générale des Hydrocarbures).

Jacqueline Bignoumba, présidente de l’UPEGA, a souligné la nécessité d’une telle réunion pour clarifier ces changements organisationnels et optimiser la collaboration avec l’État. Elle a précisé : « Nous avons abordé des sujets essentiels liés à l’opérationnel, au financement de plusieurs activités, et à la révision de certains textes encadrant la gestion des projets financés par la PID/PIH. »
Ces projets, moteurs du développement du secteur, nécessitent une concertation étroite pour garantir leur réussite dans un contexte de concurrence internationale.

Parmi les problématiques abordées figuraient également le respect des engagements contractuels, des ajustements sur l’affectation des charges pétrolières et les mécanismes permettant de maintenir la sécurité et la performance des pôles de production. Marcel Abéké a insisté sur l’importance de mobiliser les opérateurs pour atteindre l’objectif stratégique d’accroissement de la production nationale. « Nous comptons beaucoup sur eux pour relever le défi de l’augmentation de la production. Ils nous ont également fait part des conditions nécessaires à leur mobilisation optimale, ce qui a permis d’ajuster nos perspectives respectives », a-t-il déclaré.
La séance a aussi permis de poser les bases d’un dialogue renforcé entre le ministère et l’UPEGA en vue d’harmoniser leurs positions sur des enjeux cruciaux. Selon Jacqueline Bignoumba, plusieurs chantiers sont en cours ou sur le point de démarrer : « La révision de certains textes contractuels et la préparation d’accords répondant aux attentes des deux parties constituent des priorités. »
Les parties prenantes se sont engagées à poursuivre cette dynamique de concertation lors de futures rencontres. « Nous avons fixé d’autres échéances pour approfondir les discussions et garantir une collaboration efficace », a conclu le ministre.
Cette première réunion reflète la volonté commune de bâtir une relation partenariale solide, essentielle pour dynamiser le secteur pétrolier gabonais dans un contexte mondial en mutation.









































