Lundi 20 janvier 2025, le parlement de transition du Gabon a entériné le nouveau code électoral, une réforme clé inscrite dans le cadre du processus de transition visant à préparer les élections générales prévues d’ici août prochain.
Le Sénat, par la voix de son premier rapporteur de la commission des lois, Vénérable Eloi Ekouma Abessolo, a déclaré lors d’une conférence de presse que la chambre haute avait adopté « en des termes identiques à ceux de l’Assemblée nationale le projet de loi organique portant code électoral en République Gabonaise ».
Cette avancée a été saluée par Jean-François Ndongou, président de l’Assemblée nationale de transition, qui a qualifié ce texte de « progrès majeur dans le processus de transition ». Il a souligné que cette réforme visait à garantir « une transparence, une équité et une crédibilité durables des processus électoraux et référendaires en République Gabonaise ».
Dans son discours de clôture, il a insisté sur la nécessité d’organiser des scrutins « irréprochables, incontestables, libres, transparents et démocratiques », afin d’assurer leur acceptation par toutes les parties prenantes.
Le nouveau code électoral introduit des changements significatifs. Notamment, il prévoit l’attribution de deux sièges parlementaires aux Gabonais résidant à l’étranger et permet aux citoyens binationaux de se présenter à toutes les élections – hormis la présidentielle – sans obligation de renoncer à leur seconde nationalité.
Fruit d’un travail méticuleux, ce texte de 383 articles a été élaboré par une commission nationale désignée en décembre dernier par le président de la transition, le général Brice Oligui Nguema. Les 168 parlementaires, réunis en session extraordinaire, ont approuvé unanimement le projet après dix jours d’examen approfondi.
Désormais, la Cour constitutionnelle devra s’assurer de la conformité de ce nouveau code avec la Constitution gabonaise, une étape indispensable avant sa mise en œuvre.
Ce nouveau cadre législatif incarne la volonté de jeter les bases d’un processus électoral rénové et inclusif, renforçant ainsi la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques.


























