Les chefs d’Etat de la CEDEAO se sont réunis à Accra ce dimanche 3 juillet et ils ont unanimement levé les nombreuses sanctions infligées au Mali depuis le début de cette année 2022.
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C’est après un semestre de souffrance imposée au Mali via les sanctions économiques et financières, c’est-à-dire de janvier en juillet 2022, que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a supprimé ce dimanche 3 juillet 2022 lesdites sanctions. C’est lors d’un sommet de haut niveau organisé à Accra ce dimanche 3 juillet que la décision a été prise. La réouverture des frontières terrestre et aérienne a notamment été entérinée.
Par ailleurs, l’organisation sous-régionale a accepté le calendrier qui leur a été soumis par la junte pour la période de transition allant jusqu’à mars 2024. Toutefois, elle s’oppose catégoriquement à la participation des autorités de la transition à la prochaine élection présidentielle.
Dans la même veine, elle maintient les sanctions contre les membres de la junte au pouvoir et celles administratives à l’encontre du Mali.
Le consensus a fini par être trouvé lors d’un huis clos des dirigeants de la CEDEAO. Les autres chefs d’Etat ont fini par faire fléchir l’opposition des présidents ghanéen Akufo-Addo, nigérian Mahammadu Buhari ou encore nigérien Mohamed Bazoum qui ne voulaient pas de la levée des sanctions.
Selon les décisions prises, le président ivoirien Alassane Ouattara, par ailleurs président en exercice de l’UEMOA, donnera des instructions au gouverneur de la Banque centrale de l’organisation, l’Ivoirien Jean-Claude Brou, ainsi qu’au Sénégalais Abdoulaye Diop, qui est à la tête de la Commission, pour la levée effective des sanctions financières imposées à Bamako.
Concrètement, il sera question de mettre un terme au gel des avoirs de l’État malien et ceux des entreprises publiques et parapubliques à la BCEAO, ainsi qu’au blocage des transferts de l’État malien via les systèmes de paiement de cette même Banque centrale.
Ces sanctions ont mis en difficultés l’Etat malien au point de paralyser son économie. Elles ont empêché l’État et les banques maliennes d’honorer leurs engagements vis-à-vis de leurs créanciers. Depuis la mise en place de l’embargo de la CEDEAO, au début de janvier, le pays n’a pas pu régler 236,1 milliards de F CFA de paiements d’intérêts et de capital sur les bons du Trésor malien.
Il y a eu de nombreuses nominations à la tête de l’organisation, entre autres les dirigeants ouest-africains ont décidé de nommer Patrice Talon, le président béninois, « Champion de la CEDEAO » pour le retour des biens culturels en Afrique de l’Ouest, et Nana Akufo-Addo « champion pour la lutte contre le changement climatique ».
C’est une décision très sage qui va épargner le peuple malien de subir les conséquences des agissements des autorités du pays.


























