La réunion du 30 mai de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(Cedeao) a exclu le Mali de ses instances mais a reconnu la présidence d’Assimi Goïta car l’instance a recommandé la nomination d’un Premier ministre ainsi que son équipe. On peut dire que l’organisation s’est alignée sur la décision de la Cour constitutionnelle malienne du vendredi 28 mai.
La Cedeao a accepté le nouveau coup d’Etat d’Assimi Goïta lors de sa rencontre d’Accra. Les Chefs d’Etat présent malgré le huit clos n’ont pas sanctionné le putschiste Assimi Goïta et sa junte. Toutefois, ils ont exclus le pays de ses instances, sanctions mineures.
Condamnant « toutes les actions qui ont conduit à l’instabilité persistante au Mali et ses conséquences dans la région », la Cedeao a donc décidé de « suspendre le Mali de toutes les institutions rattachées à la Cedeao ».
Par ailleurs, la Cedeao demande la nomination d’un « nouveau Premier ministre civil » et à la formation d’un « nouveau gouvernement inclusif » en vue de parachever le processus de transition. Dans la même veine, elle exige le respect de la période de transition fixée à dix-huit mois et, donc l’organisation d’élections au plus tard le 27 février 2022 pour que le pouvoir soit transmis aux civils.
Alassane Ouattara, le président de la Côte d’Ivoire, Muhammadu Buhari, le président nigérian, ou encore Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et Assimi Goïta, étaient parmi les participants sauf que le chef de la junte a été exclu des pourparlers à huis clos.
La cedeao a fini par accepter l’état des faits et préfère tabler sur la fin du processus de transition pour réclamer le départ définitif du putschiste d’Assimi Goïta.


























