Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et du Transfert des technologies, Patrick Mouguiama Daouda a lancé, à la Chambre de commerce, la première édition du Salon national de l’étudiant (SNE), placé sous le thème « Une bonne orientation pour un emploi sûr ». Il est question d’orienter les étudiants, les élèves des lycées et des collèges à se faire former dans les métiers qui sont en phase avec le marché de l’emploi. Ce salon va se dérouler sur trois jours du 25 au 27 avril en cours.
Cette première édition du Salon national de l’étudiant permet aux étudiants de revoir leur manière de penser formation pour ne pas avoir des diplômes ou des qualifications certes importants, mais inutiles pour les entreprises, car au bout du compte, les détenteurs de ces sésames, parfois les plus brillants, se retrouvent sans emploi, parce que ne pouvant être recrutés.
Cette rencontre de trois jours est un espace d’échange avec les acteurs du secteur de l’éducation et de l’emploi.

Plusieurs étudiants, de nombreux élèves, chefs d’entreprises et décideurs ont effectué le déplacement. Il s’agit réellement de repenser la formation, changer de mentalité, puisque le SNE a pour devise : métier, orientation, carrière.
« L’étudiante qui choisit une orientation, en réalité, achète une formation qui lui permettra plus tard de monnayer son talent, y compris à lui-même s’il finit dans l’auto-emploi, parc que l’achat donc de la formation ou la vente de prestations sont décalés dans le temps et dans un monde en perpétuel et rapide changement, l’étudiant est désormais placé devant d’énormes incertitudes », a déclaré Jean-Baptiste Bikalou, parrain de cette première édition du Salon national de l’étudiant, Président de la Chambre de commerce, par ailleurs PDG de Petro Gabon.
« Cette ouverture du premier salon de l’étudiant qui représente à bien des égards une belle opportunité pour dissiper les angoisses, les interrogations des étudiants et des futurs bacheliers, non seulement relativement à leurs orientations ou réorientations pédagogiques, mais aussi de critères de visibilité à la bourse et encore à leurs perspectives de carrières professionnelles », a déclaré Patrick Mouguiama-Daouda.

« En effet, notre système éducatif repose souvent sur une offre pensée sans tenir compte du marché de l’emploi, et ainsi sont déversés des profils qui n’intéressent guère le monde professionnel. C’est pourquoi le défi, aujourd’hui, est de repenser notre stratégie de formation en priorisant l’identification des besoins sectoriels et des métiers d’avenir pour des parcours de formations qui soient en adéquation non seulement avec les opportunités d’emplois, mais aussi avec les ambitions du développement du pays », a précisé le membre du gouvernement.
Dans cette veine, le ministre a ajouté : « au lieu d’orienter nos enfants vers des formations potentielles et professionnelles incertaines, nous devons d’abord identifier les besoins réels de la société ».
Après la phase des discours, il s’en est suivi le passage devant les stands des établissements supérieurs que regorge le pays, plus d’une centaine d’établissements publics et privés du supérieur.
Le modus operandi de l’emploi : la formation professionnelle
Les chefs d’entreprises sont pour les formations adaptées aux demandes des entreprises. Cela passe indubitablement par la formation professionnelle. Aujourd’hui, elle est portée pour la plupart des métiers par le secteur du numérique.
« L’ouverture systématique des parcours professionnalisant dans les instituts d’enseignement supérieur existants et en projet ainsi que l’amélioration de leur attractivité pour en finir avec le mythe de l’enseignement général. Pour parvenir à conquérir ces nouveaux métiers qui ne se font pas en présentiel, il est nécessaire d’avoir une stratégie nationale de l’économie numérique au sens plus large », a indiqué le membre du gouvernement.
Le recruteur national des talents, le Pôle national de promotion de l’emploi (PNPE), Hans Ivala prône pour un regard vers les métiers peu valorisés, mais à forte rentabilité pour ceux qui peuvent les exercer. « Les conventions collectives ne prévoient pas que tous les secteurs puissent payer de la même manière. Les entreprises n’ont pas les mêmes marges donc les gens doivent se dire si je dois me réaliser, je dois capter un emploi disponible dans un secteur qui n’est pas aussi attractif que cela ».
Six panels vont faire l’objet d’analyses et de propositions. Il s’agit notamment : « Domaines prioritaires de formation, besoins sectoriels et métiers d’avenir », « Orientation des étudiants : enjeux et perspectives », « Offre de formation de l’enseignement supérieur et professionnalisation des parcours », « Insertion et réinsertion professionnelles », « Bourse : critère d’éligibilité et vision stratégique » et enfin « Entrepreneuriat et success stories : Et si je créais mon entreprise ? »
A terme, il s’agit pour les étudiants de se lancer dans des formations qui vont leur garantir un fort taux d’employabilité sinon le lancement dans l’auto-emploi.


























