Libreville, le 10 janvier 2026, marque une étape significative dans la gestion des dossiers sensibles du secteur éducatif gabonais. Par un communiqué interministériel conjoint, le gouvernement annonce une série de mesures destinées à « améliorer durablement la qualité du système éducatif national » et à répondre aux revendications persistantes des agents ayant conduit à une grève dans l’Éducation nationale. Cette initiative s’inscrit dans le cadre préparatoire des travaux de la Commission Tripartite chargée du traitement des situations administratives et financières, sous « la coordination et les hautes instructions du Vice-Président du Gouvernement ».
Au cœur de cette démarche, le Ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, aux côtés du Ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, et de la Ministre de la Fonction publique, Laurence Mengue Me Nzoghe épouse Ndong, entend poser des actes concrets. Parmi les annonces phares figure « l’octroi de 300 premiers postes budgétaires », destinés aux sortants d’écoles, aux professeurs de sciences ainsi qu’aux enseignants bénévoles, longtemps en attente d’intégration formelle.
Le communiqué souligne également « la régularisation de 3 000 situations administratives », un chiffre qui illustre l’ampleur des dysfonctionnements accumulés au fil des années. Pour les autorités, il s’agit de corriger des injustices, mais aussi de restaurer la confiance entre l’administration et ses agents, dans un secteur considéré comme stratégique pour l’avenir du pays.
Ces décisions ne seront toutefois pas appliquées de manière isolée. Le gouvernement précise que « l’ensemble des autres points contenus dans les différents cahiers de charges » fera l’objet d’une harmonisation et d’une classification des priorités. Cette étape cruciale est programmée lors d’une séance de travail prévue le dimanche 11 janvier 2026, afin de garantir une approche méthodique et concertée.
Cette rencontre rassemblera un large éventail d’acteurs : « les représentants des partenaires sociaux, de SOS Éducation, des enseignants », ainsi que ceux de l’administration centrale de l’Éducation nationale. Une configuration inclusive qui traduit la volonté affichée des autorités de privilégier le dialogue social et la co-construction des solutions.
Dans la continuité de ce processus, « la commission technique chargée de l’examen de ces dossiers » reprendra ses travaux le lundi 12 janvier 2026. Composée des services techniques des ministères de l’Éducation nationale, des Finances et de la Fonction publique, cette instance aura pour mission de passer au crible les dossiers afin d’en assurer la conformité administrative et budgétaire.
L’étape suivante interviendra le mardi 13 janvier 2026, avec la réunion de « la Commission Tripartite interministérielle, placée sous la haute présidence du Vice-Président du Gouvernement ». Cette séance est attendue comme un moment décisif, susceptible de valider les orientations retenues et d’acter les engagements définitifs de l’État.
Conscient des écueils du passé, l’exécutif annonce enfin la mise en place « d’une commission de suivi et d’évaluation ». Celle-ci devra assurer « un point mensuel sur l’état d’avancement et la mise en œuvre des engagements pris », afin d’éviter que ces promesses ne demeurent lettre morte. À travers ce dispositif, le gouvernement ambitionne d’inscrire l’action publique dans la durée, en faisant de la transparence et de la redevabilité des piliers de la réforme éducative. Pour les observateurs, cette séquence gouvernementale traduit une volonté politique affirmée de tourner la page des blocages récurrents, en plaçant l’éducation au centre des priorités nationales et en donnant un signal fort aux communautés éducatives mobilisées depuis longtemps.


























