Depuis près d’une année, la ministre de l’Education nationale, déjà en tant que déléguée de Patrick Mouguiama-Daouda puis titulaire, Carmélia Ntoutoume LeClerq est accusée de s’approprier, de voler, des projets qui lui sont souvent soumis dans le cadre de l’accompagnement de son ministère. Aujourd’hui encore, un citoyen a jeté le pavé dans la marre pour lever le voile sur ce qui paraît etre un manque de reconnaissance de la propriété intellectuelle.
La ministre de l’Education nationale n’a pas bonne presse devant plusieurs opérateurs économiques ou porteurs de projets qui se plaignent à son sujet depuis qu’elle est à la tête du ministère de l’Education nationale. Ils considèrent que leurs projets soumis à son ministère n’ont pas souvent eu de suite sauf qu’à leur grande surprise ils sont exécutés sans leur accord, encore moins leur association.
Carmelia Ntoutoume LeClerq accusée de détourner les projets à son compte
« Madame le ministre de l’éducation nationale, lorsqu’on vient vous déposer ou trouver un projet pour un partenariat dans le cadre de votre ministère de tutelle. Il ne sert à rien de détourner le projet d’autrui, et faire comme si vous étiez la tête pensante. L’honnêteté intellectuelle voudrait que vous associez l’ONG qui a préparé ce projet », a déclaré Cyd Aubiang Nzeh, le directeur administratif et financier de Brainforest, très révolté contre la ministre, dans un poste sur son compte Facebook.
Selon le lanceur d’alerte, la ministre ne joue pas le rôle pour lequel elle a été nommé au gouvernement . Elle confond tout en jouant individuel plutôt que gouvernemental car le gouvernement soutient.

« Un ministre ne vient pas faire des dons de serviettes hygiéniques dans une République normale, ce rôle incombe aux associations en partenariat avec le ministère de tutelle.
On attend du ministère de l’éducation, la construction des écoles, l’assainissement des établissements, la sécurité au niveau des établissements, la régularisation des salaires des enseignants en situation de précarité etc. », a t-il conclu.
Monsieur Cyd Aubiang Nzeh fait mention de l’action du gouvernement qui a doté les établissements scolaires de serviettes hygiéniques au gymnase du complexe Paul Indjendjet Gondjout. La ministre de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq était accompagnée du ministre des Affaires sociales, Guy Patrick Obiang. Pour monsieur Aubiang Nzeh, c’est le projet d’une ONG qui aurait été détourné par le ministre.
D’autres projets sont cités
Récemment, la ministre de l’Education nationale a détourné le projet d’une association qui l’avait contacté pour lancer la campagne de sensibilisation contre les violences en milieu scolaire. Or, cette campagne lancée est devenue le projet du ministère de l’Education nationale qui a associé le ministère de la Justice au lancement le 12 avril dernier.
Aujourd’hui, cette même association s’est vue refuser de mener certaines activités dans les établissement scolaires publics alors que cela était possible avec Patrick Mouguiama-Daouda comme ministre.
Plus grave, ladite association avait adressé une correspondance à madame le ministre qui avait accusé réception mais a répondu quelques jours après avec le lancement de son projet.
Cette situation embarrasse aujourd’hui certaines institutions internationales à accréditées au Gabon. Elles ont reçu des plaintes de la part de certains de leurs partenaires qui accuseraient le ministère de voler leurs idées, leurs projets alors qu’ils s’attendent à son soutien.
Dans tous les cas, le président de la République, Ali Bongo Ondimba et son Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda devraient plus encourager le gouvernement à soutenir les projets des partenaires et des PME au lieu de se les approprier.


























